Dans cette chronique, Tanguy Pastureau nous parle des animaux qui font tout pour éviter les conflits.

Aujourd’hui, c’est la journée internationale de l’ostéoporose, maladie diffuse du squelette qui fragilise les os. Et là vous vous dites « Ah la vache, ou le soja en steak pour les véganes, ce Pastureau, quel génie, il va réussir à nous pondre une chronique de cinq minutes sur les os qui perdent en densité ! ». Eh bien non, avant je l’aurais fait, parce que j’en avais rien à foutre, mais maintenant je sais que je dois faire rire l’auditeur afin qu’il vienne me voir en salle et que je devienne riche, parce que là, même si Bruno Le Maire me fait un contrôle fiscal, j’ai neuf facturettes de la Brioche Dorée à lui montrer. J’ai donc trois choix : soit faire des blagues sur Guillermo Guiz, c’est-à-dire parler de drogue, d’alcool et de MST, c’est le seul humoriste à avoir la même vie que l’ensemble des membres du groupe Mötley Crüe en 1984. Soit faire des blagues sur Daniel Morin, c’est-à-dire parler de sécrétions, de poils et d’absence d’empathie. Soit faire des blagues sur les animaux, ce qui revient, au niveau des thèmes abordés, à faire des blagues sur… Daniel Morin. 

Vous le savez, j’adore les animaux, je les préfère aux humains, devant Les Dents de la Mer, j’ai pleuré, pas quand le baigneur se fait arracher la jambe, parce que je vois l’avantage que ça représente, moins de jambe, moins de crème solaire, à la fin de l’été, on a économisé un tube. Non, quand le requin meurt, j’ai pleuré. J’aime tellement les animaux que je serais prêt à laisser ma place ici à mon chien, il cartonnerait, en vidéo notamment, parce qu’il arrive à se lécher l’anus, moi non, j’ai un pincement discal qui m’empêche de le faire. La direction m’a proposé des séances d’ostéopathie afin que je règle ça et que je trouve enfin mon style, mais j’ai refusé, par manque de temps, j’ai déjà 16 heures de psy par semaine, un monsieur à qui je raconte que je suis devenu centriste à l’âge de dix ans en tombant sur L’Heure de Vérité en 1982 avec Jean Arthuis.

Aujourd’hui, c’est donc la journée de l’ostéoporose, mais dimanche, c’était la journée internationale pour la résolution des conflits, journée pourrie pour nous, français, parce que la vente d’armes, c’est neuf milliards d’euros qui tombent dans notre cochon. Si le monde entier, demain, se fait des tresses dans les poils pubiens avec amour en écoutant un best-of de John Lennon, notre PIB se tape l’équivalent de 70 semaines de Weight Watchers. Bref, la guerre, ce n’est pas si mal, mais le problème, c’est que ça fait des morts qui, pendant ce temps, n’écoutent pas Europe 1, comme les vivants. C’est mauvais pour la consommation, d’où l’importance de régler nos conflits, et je suis tombé sur un article d’Allain Bougrain-Dubourg, le pépère à sa mêmêche, pour RTL. Et là, que dit-il ? que les animaux, eux, passent leur vie à éviter la confrontation, s’ils se battent, c’est qu’ils ont épuisé tous les recours, c’est la différence qu’ils ont avec Vladimir Poutine, à lueur d’intelligence dans le regard comparable. Exemple, ils utilisent le camouflage, il y a le poisson-pierre, un poisson qui a l’allure d’une pierre, j’ai un ami en Bretagne qui a construit sa maison, à un moment, une mouche est passée, les quatre murs se sont mis à courir après, et ce con a réalisé qu’il avait tout construit en poisson-pierres. Le phasme également se camoufle, c’est un insecte ayant l’allure d’une brindille, et moi-même, je me camoufle ici à Inter, quand je croise un collègue, je crie « Vive Benoît Hamon ! » ou « J’ai couché avec Taubira », ce qui est faux, bien sûr, parce que je n’aime pas Benoît Hamon, et là, camouflage, je me fonds dans la masse des gens de gauche. Ensuite je ressors Le Figaro, que j’avais scotché sur mon torse, en espérant ne pas tomber sur Guillaume Meurice armé d’un café trop chaud.

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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