La guerre est déclaré au Front National depuis que Florian Philippot a été pris la main dans le couscoussier à Strasbourg.

C’est la guerre au Front National. L’ambiance y est aussi détendue que dans une cérémonie de la circoncision où le type censé opérer viendrait avec une tronçonneuse. Tout est parti d’un tweet où Florian Philippot, chroniqueur pour BFM TV, C News, LCI, France Info, RTL, Europe 1, (il a pris un chat pour pouvoir passer sur la chaîne Animaux), apparaît à Strasbourg dans un restaurant de couscous. On le voit heureux, il sourit, défoncé au Boulaouane, tandis qu’un pote lui fait des oreilles de lapin avec deux merguez. On sent que si le patron déboule et crie : Allez les gusses, on se la joue comme à la Mamounia de Marrakech quand Frédéric Mitterrand déboule, on fait la danse de Bébert le dromadaire tout nus et épilés, Philippot et ses potes se lancent dans une chenille.

Seulement, Philippot, c’est la gauche du FN, c’est un souverainiste, fan de De Gaulle, donc il est à l’extrême-droite ce que le cake au bromure est à un samedi soir réussi. Résultat, tous les FN qui détestent Philippot écrivent en commentaire sous la photo: salaud, du couscous, pourquoi pas une brick au thon, va te faire voir chez Cheb Mami, espèce de collabo... C’est-à-dire que dans l’esprit de certains, le couscous est resté le plat des étrangers. Pour Garbit, c’est un échec, ça veut dire qu’ils nous ont balancé leurs pubs à la con sur 40 ans pour rien.

Pierre Cheynet, cadre FN, reproche ainsi à Philippot de ne pas avoir pris à Strasbourg de la choucrout. Pour lui, dans une ville, on se nourrit de la spécialité locale et basta. A Montélimar, on fait des repas de nougat, et en Guadeloupe on se doit de dîner de 2 litres de bois bandé par tête. C’est ce que fait Francky Vincent. Ça fait 3 décennies qu’il est raide des pieds jusqu’à la tête. Techniquement, c’est le seul macchabée qui danse la biguine. Bref, au FN, il y a les pro-couscous, les anti-couscous, et Philippot est qualifié d’infiltré. Là, certains FN pensent qu’il est en Irak dans un camp de Daech à gober des hormones pour que sa barbe pousse. Tout ça pour un couscous. C’est comme de croire après avoir bouffé une calzone qu’on est capable de faire comme Rocco Siffredi.

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