Noursoultan Nazarbaïev, le président du Kazakhstan est parti à la retraite, mardi, après 30 ans au pouvoir. Petit cadeau de départ, la capitale du pays, Astana, a été rebaptisée de son prénom, Noursoultan, heureusement qu'il ne s'appelait pas René, parce que ça aurait fait un peu vieillot.

Le Kazakhstan, c'est cet immense pays d'Asie Centrale où il n'y a rien à faire, comme dans la plupart des coins du monde, sauf en Corrèze où on peut observer en mangeant des chips la lente décomposition de François Hollande assis jour après jour sur le banc du boulodrome extérieur de Tulle et qui se fait picorer par les corbeaux. 

Le Kazakhstan c'est chiant, telle pourrait être le slogan de l'office du tourisme local si jamais il était dirigé par des gens honnêtes. Le kazak lui-même n'est pas un énorme déconneur, il mène une vie morne en compagnie de la kazak, qui en fonction de sa chaleur corporelle, change de couleur, on parlera alors de la kazak jaune, de la kazak rouge ou de la kazak bleue si elle s'étouffe en bouffant un donut, il faut dire que les donuts là-bas ont la forme du dictateur local, Noursoultan Nazarbaïev, et qu'ils sont donc très durs à avaler, à l'instar de la politique de Nazarbaïev, cet autocrate cintré qui comme tous les psychopathes, est un ami de la France. 

Il faut dire qu'au Kazakhstan, il y a du pétrôle et du gaz naturel, et que nous, on est des gens simples, vous apportez à l'Elysée 4 jerricans ras la gueule en disant "derrière il y en a 7 millions qui suivent", le président quel qu'il soit tombe à genoux et dit au tyran "mon amour, fais de moi ta chose, ta petite chienne, je suis à toi, je t'aime". Nous on s'est habitués, mais pour des gens qui vivent en démocratie, par exemple, ça peut sembler énorme.

Bref, tout se passait bien au Kazakhstan, Nazarbaïev depuis 30 ans était réélu à chaque scrutin, une popularité démentielle, 99% des voix à chaque fois, nous en général 7 mois après l'élection on n'en peut plus de notre chef d'état, mais le kazak est constant. Quand soudain, mardi, patatras, ou Nazarbaïev comme on dit au Kazakhstan, puisqu'un seul mot est autorisé, le nom du dictateur, ainsi la phrase "ça va ce matin ?", au Kazakhstan, se dit " Nazarbaïev Nazarbaïev Nazarbaïev Nazarbaïev ?". Soudain mardi, disais-je, Nazarbaïev a démissionné. 

Le kazak, effondré, parce qu'il a autant l'habitude du changement en politique que Mireille Mathieu en ce qui concerne sa coupe de cheveux, dit alors à la kazak, pivoine, " Nazarbaïev Nazarbaïev Nazarbaïev ?" ce qui signifie "bordel de dieu, que va-t-on devenir ?", il y un micro dans chaque maison donc il faut parler en bien de Nazarbaïev. 

Si un samedi il y a un discours de celui-ci à la télé et que vous dites "tiens, je vais mater The Voice, j'adore Julien Clerc, c'est le seul senior que je me taperais facile parce qu'il est sex", on vous empalle sur un pieu ayant la forme de Nazarbaïev, or celui-ci a le crâne très rond, donc ça peut durer longtemps. Nazarbaïev a 78 ans, il possible qu'il ait une maladie, donc il se retire, mais il a nommé son successeur, un certain Kassym-Jomart Tokayev, un petit jeune de 65 ans, frais comme un gardon, ou au moins comme un batonnet de colin Captain Iglo oublié dans le congelo en 96. 

Alors attention, Nazarbaïev, le vieux, ne raccroche pas tout à fait ses dents sur le bord du verre, puisqu'il conserve la présidence du parti au pouvoir, celle du conseil de sécurité, c'est lui qui peut tirer, comme dans Mario Kart quand vous avez la tortue rouge, mais avec des missiles, et il a le titre de Père de la Nation, c'est lui qui a enfanté le Kazakhstan, en 85 il a fait l'amour à la terre, en juin parce que l'hiver le sol est gelé, 9 mois après il y avait des villes partout. En tant que Père de la Nation, on ne peut pas le toucher, il est comme Jean-Luc Mélenchon.

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