Tanguy, aime la nature et il nous explique pourquoi

Oui, quoi de plus beau qu’un safari photo au Kenya, lorsque la Jeep sort du chemin et qu’on roule sur ces herbes fragiles mais si belles ? Quoi de plus superbe qu’un coucher de soleil au-dessus des plaines mongoles vu depuis un A350 pour Dubaï ? Qu’y-a-t’il de plus majestueux qu’un pique-nique en baie de Cancale où on amuse les mouettes en leur jetant des canettes de Red Bull ? La nature, c’est comme le visage de Daniel Morin, pas très net mais au fond tellement attendrissant. Je l’ai déjà dit, je préfère les animaux aux hommes, je le sais parce que je peux être ému en voyant un lapin faire des crottes sur un GR, alors que la fois où j’ai vu un touriste anglais faire la même chose, ça m’a écœuré. Et pourtant il avait de grandes dents pareil. Bref, j’aime la nature autant que Christophe Barbier la clim sur les plateaux télé, parce qu’en écharpe quand il fait 30 degrés, on transpire comme un castor, de la sueur lui gicle des tétons, il y a les femmes fontaine, c’est un homme pédiluve, son épouse se lave les pieds en les frottant sous ses aisselles.

Mais la nature, on le sait, est détruite par l’être humain, qui est moins propre qu’un teckel qui aurait atteint l’âge de 57 ans. Prenez les masques, nos rues sont jonchées de masques, parce que les gens voient les poubelles mais leur cerveau ne fait pas la connexion, ces choses en inox avec un trou au milieu, ils pensent que c’est l’anus d’Iron Man, pas qu’ils peuvent y jeter leur masque. Or dans ces masques, il y a une couche de tissu, qui est douce, on a l’impression d’enfoncer le nez dans son slip, ce que seuls les fakirs font en temps normal, mais ils contiennent aussi du plastique, cette matière dont sont faits les gens en Californie.

Et depuis le Covid-19, le plastique est devenu la star, j’ai vendu à ma tante un protège cahier que j’avais depuis le CM1, 1700 euros, elle s’en est fait un masque, elle a un peu de mal à voir parce que j’avais écrit au blanco dessus, j’avais marqué Vive Alain Madelin, c’était en 88, j’étais plus de gauche que ce que je suis aujourd’hui. Dans les masques, du plastique, sur les plages en Italie, des vitres en plexiglass pour séparer les gens, vous voulez un Coca, le serveur vous le lance par-dessus la vitre, déjà 40 traumatises crâniens, le verre de Coca c’est lourd. Les fruits parfois sont emballés individuellement dans du plastique à usage unique, un bol de cerise, vous passez 16h à table à dépiauter le bazar. Aux États-Unis, le lobby du plastique a demandé à ce que les sachets reviennent dans les hypers, pour raison sanitaire, accordé, l’écologie, on lui fait pipi dessus, Greta Thunberg on ne la voit même plus, si ça se trouve, elle a enfin souri et personne n’était là pour la filmer. Ca fait comme avec les pandas sur la chaine National Geographic, ils mastiquent du bambou sur 24 jours, la seule fois où le caméraman va s’acheter un Bounty, les bêtes copulent. 

Partout il y a du plastique, parce qu’on imagine que c’est sain, que ça protège, si les préservatifs étaient en lin, on douterait, on dirait « j’ai l’impression de faire l’amour au pantalon de Christophe Maé ». Alors que le Covid survit jusqu’à 6 jours sur du plastique, 24h seulement sur du carton, mais comme on ne peut pas recouvrir nos soignants de carton, car si un déménageur passait dans le coin, ils les mettraient dans le camion et ils se retrouveraient à Saint-Lo, on mise sur le plastique. Or le plastique, ça pollue, même vous Nagui, sur la 2, votre public en ballon quand il crève ça pollue, alors qu’un monsieur normal meurt, en entendant un Natasha St-Pier, vous l’enterrez sous la régie, ça fait du compost pour les plants de patates de la cantine. Donc attention, des crises sanitaires, il y aura d’autres, des planètes, on en a qu’une. 

L'équipe
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.