Tanguy Pastureau raconte ce matin tout son intérêt, voire son amour pour le Finistère...

Je sais, Daniel, vous adorez le Finistère, ses embrun, ses mouettes… D'ailleurs, vous y seriez très bien, avec votre barbe grise et votre air bougon. Vous feriez un parfait capitaine un peu rustre qui parlerait comme à des chiens à ses mousses soumis, en les honorant par derrière à l'aide de deux batônnets de colin surgelés.. Donc, en réalité, je vous vois en capitaine breton mais dans un Marc Dorcel gay. Mettons cela sur le dos du printemps, ça nous évitera à tous les deux de nous poser des questions sur notre relation. Le Finistère, c'est le 2.9, comme diraient les cailleras de Quimper… S'il y avait des cailleras à Quimper, ce département de la pointe de la Bretagne, région qui nous a donné Jean-Yves Le Drian, Christophe Miossec, mais aussi des gens épanouis comme Enora Malagré, née à Morlaix. Moi-même, qui ne suis rien par rapport à ces illustres, j'ai fait mes années de collège à Rosporden, petite ville dont la principale attraction touristique est, heu… petite ville. J'ai grandi dans un rêve d'identitaire français, parce que dans tout le collège, il y avait pas un arabe. Quand est arrivé le single la Zoubida de Vincent Lagaf, personne n'a compris de quoi ça parlait, mais on dansait quand même dessus, puisqu'on était ivres. Si un type venait du Morbihan, on l'appelait le métèque. Mes premières années se sont donc déroulées sous la pluie, à 13 ans mon corps était constitué à 50% de mycoses, le soir, ma mère me faisait sécher, puis pour me laver, me grattait avec une râpe à fromage.

Bref, je n'ai que de bons souvenirs du Finistère, d'Anne Legrand de l'école Emile Zola de Quimper en passant par Françoise Brigant du collège Pensivy à Rosporden, mais aussi des souvenirs non liées au sexe féminin, comme ce jour d'août 87 où il avait fait beau. Et le Finistère, ça ne vaut pas cher que dans mon cerveau usé par l'écriture de ces chroniques qui te ravissent, auditeur de France Inter, mon bichon, non, ça vaut cher tout court. Une société, Goodwill management, qui comme son nom l'indique, est de Paris, a calculé il y a 3 semaines la valeur du Finistère d'après sa richesse matérielle et immatérielle. Exemple, ils ont regardé le niveau d'éducation des gens. Dans le Finistère, il est très haut, ce sont des têtes ! Dès la naissance ils maitrisent plus de mots que Cédric Villani, le député République en Marche qui se sape comme dans les clips de Cure où Robert Simth avait l'air d'avoir le moins la patate. Ils ont analysé la santé des gens, le finistérien est robuste. Ainsi Laury Thilleman, notre ex-miss France de Brest qui a 160 dents, peut enquiller 12 shootings photo en bikini, alors que moi un selfie, je suis déjà crevé, c'est-à-dire que je suis fatigué, puis je vois ma tronche sur le selfie, et je suis encore plus fatigué. Mais ils ont aussi étudié la variété des paysages. Or dans le Finistère, il y a tout, la mer, la campagne, même la haute montagne si vous prenez des drogues.

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