Emmanuel Macron a lancé à huis clos l'opération Choose France, à Versailles en réunissant 140 grands patrons. Son objectif : les séduire et faire rentrer la maille dans les caisses. Bref, relancer l'économie.

La France, c'est formidable. Oui la France, c'est ce pays magnifique, sur lequel il pleut depuis 30 jours. On disait que la flotte, c'était à cause de Hollande, et ben que fiffe ! Depuis qu'à l'Elysée, c'est Petit Pimousse, le pays est aussi trempé que le pubis de l'amant de Lady Chatterley. Donc message à François Hollande, qui nous écoute sans doute depuis le bar-tabac le Chien qui Fume à Tulle, où il vient de faire son Kéno : la pluie, ce n'était pas vous, même ça vous n'avez pas réussi à le faire, alors que 2-3 sioux à la con qui dansent autour du feu de camp, comme Moundir à Koh Lanta mais avec un QI à 2 chiffres, arrivent, eux, à provoquer le déluge. 

Bref, la France, c'est Molière, Racine, qui nous ont rempli la tête, Nabilla, Keen-V, qui nous l'ont vidée. C'est une terre de contrastes. Et ça, les étrangers, ces gens infâmes trop occupés à célébrer des coutumes moins bien que les nôtres dans leur pays médiocre, ne le voient pas. C'est pourquoi est né ce slogan, que n'aurait pas renié l'Ophélie Winter de la période Ophélaï, choose France. Choose France, c'est signé Macron, le golden boy de l'Elysée qui veut faire à l'économie ce que tata Ghislaine veut faire à tonton René en mélangeant du Viagra concassé à son jus du poulet, la relancer. 

Hier il a donc invité à Versailles, dans la grosse baraque bling-bling des Louis, Louis XIV, Louis XV, Louis XVI,...  - il y a que Louis la Brocante qui y a pas habité - 140 grands patrons du monde entier. Nous, quand on veut impressionner quelqu'un, on l'emmène au Bistro Romain, formule total carpaccio à 9 euros. Macron non, lui c'est le château de Versailles, toujours le truc énorme. Quand il est en couple au resto et qu'un type passe avec des fleurs, c'est le genre à prendre tout et à dire à Brigitte : Bri-Bri d'amour, c'est pour toi, les 72 roses + le pakistanais sans papier qui les tient, tandis que le type susurre : Bébé, je vais te mettre le feu comme à Peshawar

Les 140 patrons invités sont les plus gros de la planète. Des types quand ils insèrent leur carte bleue à Franprix, la machine part se pète en deux. Il a vu le patron de Coca-Cola, qui lui a dit bonjour en rôtant, celui d'Alibaba, l'Amazon chinois. Les gens là-bas achètent sur internet le T-shirt que vient de coudre Zang, leur fils de 6 ans. C'est l'équivalent chez nous du bulletin de notes. Il a vu le boss d'Ikéa, qui est menacé par Daech depuis qu'un jihadiste a tenté de monter une commode Billy avant de renoncer et d'hurler : Chiens d'occidentaux, vous allez payer ! Et une des responsables de Facebook, qui lui a montré la vidéo de Pedro, chat espagnol doté de 3 testicules, en train de se lécher, soit le meilleur contenu de la journée d'hier.

Mais quel était le but de cette journée initiée par le président Macron ? Et bien que ces gros groupes investissent en France, afin que le brozouf coule à flots et que Bruno Le Maire, qui est toujours vierge, ait enfin la vie de Tony Montana. C'est à dire en boite de nuit, avec des poils et des filles. Et pas la vie d'Aznavour, seul à essayer de rattraper ses dents dans le jus de fraise. La France, leur a dit l'Elysée, c'est le lieu où il faut être, da place to be en français macronien.

On leur a vendu du rêve. 16 ministres étaient là, dont Le Drian, le breton mélancolique. Quand il se balade à la pointe de la Torche, les gens crient : Non, sautez pas ! Mais aussi Cédric Villani, le mathématicien fou sapé par l'équipe costume du film Chouans, et Tony Estanguet,... Le gros show. Ils étaient à deux doigts de faire venir Anne Hidalgo jouant de la flûte avec derrière elle les 70 millions de rats de Paris en train de danser. Macron sait que le Brexit est une chance pour nous, parce qu'il est jeune et beau et que Theresa May on dirait juste M. Burns dans les Simpson avec une perruque. 

Or, les chefs d'entreprises sont aussi futiles que nous. Un beau gosse leur fait clin d'œil, ils se mettent sur Paypal et nous transfèrent 2 milliards d'euros avec comme message : Pour Emmanuel, je suis au Plaza Athénée, suite 27, je t'attend dans mon bain avec un loup sur les yeux, mais regarderas-tu mes yeux ? Mais à la place de Macron, vous mettez Gérard Collomb, le seul qui à Versailles donne l'impression d'être d'époque, les types se taillent pour un autre pays. 

A noter que l'opération Choose France s'est déroulée à huit clos, car, dit l'Elysée, on ne parle pas de la même manière quand la presse est là. On dit : Mesdames, messieurs, bonjour, un cocktail de bienvenue va vous êtes servi dans le salon Marie-Antoinette. Alors que sans la presse, Macron est arrivé et a dit : Et bien, bonjour à Coca-Cola, Boch, Novartis, JP Morgan, Goldman Sachs, Vico, Moltonel et Vania, l'atelier plaisir du corps et perruque poudrée démarre d'ici 15 minutes avec Stéphane Bern et Muriel Pénicaud. Parce que la France c'est aussi 60 millions d'anonymes qui œuvrent dans la discrétion.

Pour 1 million d'euros investi, la France vous offre non pas 2, non pas 4, mais 10 ans d'exonération fiscale, sauf pour Facebook, Google, et tous ceux qui paient déjà rien ici. Yes papa, on vous kiffe quand même, les loulous ! Mais tout de suite, Stéphane Travert, ministre de l'agriculture, va avaler du glyphosate et va fondre en direct. C'est un talent bleu blanc rouge. Bref, Choose France, et si des investisseurs restés sur Paris nous écoutent, je voudrais leur dire : 

Hello guys, we are a great pays, we have Nagui, it's a winner, the king of the ménagère ménopausée, Daniel Morin, who is the français typique, he rales sans cesse, and Frédéric Beigbeder, who is coiffed like Alfred de Musset. We are France, we have history and culture, but we have no money, donc s'il vous plait, un ticket resto, ou quelques euros, ce serait pour rester propre.

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