Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation, a condamné le projet d'une réunion syndicale qui interdit aux blancs l’accès à un stage anti-racisme.

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation, est énervé. Il faut y aller pour le stresser lui parce qu’il est zen comme un bonze tibétain qui viendrait de fumer tous les poils d’un yack. Blanquer est doux, il parle doucement, vous le mettez face à François Lenglet sur Public Sénat, en 16 secondes tout le monde pionce. Il est tellement calme que s’il visite le zoo de Beauval, ils le mettront dans l’enclos des pandas et il se retrouvera à bouffer des bambous en attendant que Brigitte le baptise. 

Mais mardi, Blanquer est sorti de ses gonds, c’est-à-dire qu’il a murmuré : Ah zut, puis a eu peur de sa propre violence. Il s’est dit : Attention Jean-Mi, l’âme de Charles Manson se cherche un corps pour se réincarner, ce serait trop con qu’elle aille dans le tien, donc il a tweeté. C’est silencieux, et écrit : Je condamne le projet d’une réunion syndicale triant les membres sur la base de leur origine, et là on s’est dit : Oulà, qu’est-ce c’est donc qui se passe, si ça se trouve Philippe Martinez de la CGT, dont les poils de la moustache empêchent la respiration donc l’alimentation du cerveau, est devenu néo-nazi et a viré tous les noirs du méchoui annuel de la section Rhône Alpes.

Et ben en fait, c’est le contraire. Ce sont les blancs, ces gens qui écoutent Charlotte Gainsbourg en se disant qu’il y a du spleen mais qu’en même temps ça groove, qui sont interdits d’un stage organisé par Sud-Education dans le 93. Il s’agit d’un stage d’anti-racisme, donc on dit : Yes, Harlem Désir va débouler et on va se faire des bisous interraciaux devant un live de Rachid Taha et Michel Jonasz, avec en vidéo Omar Sy en train de chevaucher une colombe qui vient dire, le racisme, c’est pour les méchants. 

Mais non, c’est de l’anti-racisme sauce 2017. Il s’agit juste de dénoncer l’oppression des blancs qui eux sont racistes. Mais moi je suis blanc, surtout d’octobre à février, et je suis pas raciste. J’ai essayé de l’être. Je me disais, ça fait des sujets de discussion avec d’autres racistes. On sociabilise. On dit des trucs comme : Dans l’Equipe de France moi j’adore Gignac, Griezmannn, et c’est tout. Mais j’ai échoué à devenir raciste. En 94, j’entends à la radio Boula Maséné, je me dis, j’adore, c’est de qui, Légion 88, Brutal Combat, Les Fils de Charles Martel, et l’animateur dit : à l’instant Youssou n’Dour. Ensuite, ça a été la descente aux enfers, pas moyen d’être raciste... 2004, je mate le Superbowl en me disant il y a Justin Timberlake, né dans le Tenessee, un redneck, il a la peau du uque plus blanche que les ratiches de Jean-Marc Morandini. Paf, arrive Janet Jackson qui montre son téton, impossible d’être raciste après ça. je me suis ouvert aux autres par le téton. Aujourd’hui j’écoute Magic System, j’ai même des amis juifs.

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