Ce matin, Tanguy est déprimé...

Ah la la, quelle joie de vous revoir tous, mais surtout de gagner à nouveau de l’argent, même si attention, je ne mets pas les deux choses sur le même plan, puisque l’argent, c’est génial. Je sais qu’avant chaque rentrée, vous pensez à moi, Nagui, dans des rêves moites où la sueur vient perler le long de votre torse plus dur encore que la mèche mal lavée de Didier Raoult, que vous vous dites « si ça se trouve, Pastureau va surprendre, il va revenir de son été reboosté à mort, le mental de Poutine dans le corps de Baptiste Giabiconi, et surtout pas le contraire parce que ça donne Michel Blanc quand il dort », et bien la réponse est non. 

Non, je suis aussi désespéré qu’au mois de juin, je rêve d’un réchauffement climatique accéléré qui mettrait fin à toute forme d’existence humaine, sauf celle de Jean-Jacques Goldman puisque son mode de vie génère moins de CO2 que celui d’un tapir qui détesterait le goût des fourmis. Il porte le même blouson depuis 91 et a cessé de bosser, comme Castaner mais avec des riffs de gratte.

Oui, je suis déprimé, d’abord parce que cette rentrée est pénible, il faut porter le masque, ce qui fait qu’on respire sa propre haleine, avant on réservait ça aux autres, c’est là qu’il faut chercher l’origine des grands génocides. Ici à Inter, il y a un protocole sanitaire strict, à tel point qu’au départ la radio ne voulait pas laisser entrer Daniel Morin. Résultat, pas de public, moins de micros, en studio on est 5, niveau ambiance ça va rappeler ce jour pluvieux d’octobre 79 où en Allemagne de l’Est 130 mineurs, dont 129 anémiques, sont morts ensevelis au fond du trou. 

Et puis l’été a été atroce, d’habitude, l’été, moi je me repose, je coupe, comme disent les rabbins. L’été je sollicite peu mon cerveau, exactement comme en automne, puis en hiver et au printemps. Mais là, la boulette, comme disent les rabbins au moment du buffet après avoir coupé, cet été j’ai regardé les infos en boucle. Parce que j’ai peur du virus, je me disais « je vais choper le Covid comme un con tout seul le 3 août, je pourrai même pas en faire une chronique, pas d’article sur Morandini, je vais rater l’unique buzz de ma carrière ». Quand Britney Spears s’est rasé la tête, s’il n'y avait pas eu les médias, seuls 2-3 de ses potes auraient conclu mollement qu’elle était devenue fan d’Eric Woerth. Il ne doit m’arriver des choses que de septembre à juin. 

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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