Tanguy Pastureau, dans sa chronique qui maltraite l’info, nous explique que Lady Gaga est une star, donc qu'elle peut tout se permettre.

Être une célébrité, c’est une galère sans nom. 

Moi, par exemple, je ne sais jamais si les gens viennent me parler pour ce que je suis ou ce que je représente. Et bein Lady Gaga c’est pareil.

Je le dis pour l’auditeur d’Inter, pour qui la pop c’est Jeanne Cherhal, ou Bertrand Belin pour les grands déglingos, Lady Gaga, c’est une star de la chanson, qui s’appelle comme ça parce qu’elle aimait le titre de Queen Radio Gaga, donc si elle avait adoré David et Jonathan, elle s’appelait "Lady tu viens pour les vacances", ça tient à rien, la qualité ou non d’un pseudo. 

Vous, par exemple, Jean-Michel, vous avez choisi Nagui, bah c’est bien, c’est concis, efficace. 

Lady Gaga, le grand public la connaît parce qu’il y a longtemps, elle a porté une robe en viande, aux États-Unis, et heureusement pas en France devant le Sénat parce que Gérard Larcher et dix potes lui auraient sauté dessus avec chacun une fourchette en hurlant « la voilà la femme parfaite ! ». 

Lady Gaga, c’est une star, donc elle peut tout se permettre, elle a révélé sa bisexualité, comme toutes les stars américaines, sauf Clint Eastwood. 

Si vous êtes ouvrier et que dans la salle de repos vous dites « Les gars, je réalise que tout à l’heure dans les bureaux j’ai maté Vincent de la compta et Claudine qui fait les payes et les deux m’ont refilé une moitié d’érection, ce qui m’a fait au total une érection complète », vous vous faites jeter de la boîte. 

Mais si vous êtes une star, ça passe, la moindre des choses est même d’être bisexuel, Daniel Morin qui glande chez lui parce qu’il est suspecté de Covid, je me dis que France Inter est nulle en com, il fallait dire : « Daniel a découvert sa bisexualité, on lui a donc accordé un crédit temps afin de faire l’amour à son épouse et son facteur », et il revenait en star. 

Comment il fait, Alain Duhamel ? quatre décennies qu’il fait planer le doute sur sa sexualité, eh bien, résultat, il a 101 ans et on continue à le regarder en se disant « Ah, le cochon ». Bref, être une star, ça paraît génial, parce qu’on peut vivre comme on l’entend, on est bisexuel, c’est ok. On se drogue, pas de souci. 

Il y a peu, une de nos invitées, Hélène de Fougerolles, a même révélé à l’antenne pratiquer le polyamour, et tout le monde ici a dit « D’accord, libre à vous, super », alors que c’est une hérésie, on se retrouve à fricoter avec cinq personnes à la fois, ça fait cinq digicodes dont il faut se souvenir, on ne sait plus qui aime quoi, vous vous retrouvez à offrir un billet pour l’opéra à un fan d’Amel Bent, qui ensuite vous dit « Tu savais pourtant, que j’aimais pas la musique ? ». Bon. 

La fidélité c’est plus simple à retenir, il y a un prénom et un anniversaire, c’est à la portée de tout le monde. Donc Hélène de Fougerolles, le polyamour, ça passe parce qu’elle est connue, Leïla, à ce moment-là, a répondu « Ah bon ? Hmm », dans ses yeux il y avait Cassiopée, la Grande Ourse, on voyait même la navette Soyouz, mais si c’est sa boulangère qui lui avait dit la même chose, elle aurait répondu « D’accord d’accord, mais concrètement combien je vous dois pour la brioche ? ».

(La suite à écouter et à retrouver en vidéo !)

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