Une nouvelle tendance est née et à n'en pas douter, elle va ajouter du merveilleux dans un monde si grisâtre et terne : le maquillage intime.

Aujourd'hui, je vais vous parler de vagins. Oui, et je pense à l'auditeur d'Inter, qui se remémore effaré les grandes heures de cette station, lorsque des gens fins discouraient durant des heures de littérature, sous l'œil attentif de l'équipe technique qui se disait "ça c'est un moment de radio". Mais l'époque a changé, et moi je ne suis là que pour en relater le contenu, vous croyez que je n'aurais pas préféré parler de Mitterrand plutôt que de Benjamin Griveaux ? De Serge Reggiani plutôt que de Booba ? Des hanches de Mireille Darc plutôt que du cul de Zahia ? Tiens, prenons les vagins, bon bah du temps de mes parents, on s'en occupait à peine, car la vie était aussi dense que la nuque des Gipsy Kings, les gens se battaient pour leurs idées, il y avait des débats intellectuels, on n'était pas sur du Marlène Schiappa avec son paperboard devant un Cyril Hanouna effondré en train de se dire "vivement la pub qu'il y ait du contenu". Du coup, on pensait rarement à son vagin ou à son pénis, qui restaient à leur place, dans un slip à poche pour les messieurs, dans une culotte XXL dont aujourd'hui on se servirait en tant que grand-voile sur la Route du Rhum, pour les dames. Ces organes étaient accessoires, à Woodstock les gens étaient nus, bah ça n'a pas empêché Jimi Hendrix de se vider la dent creuse avec ses cordes de gratte, il s'en fichait. Mais notre époque, sans doute la plus vaine depuis le début, si le Seigneur avait vu ce qu'on deviendrait, en matière de création, il se serait limité au tapir, est celle de la célébration du corps. Il faut être beau, mince, ferme, ceux qui ne le sont pas sont moqués, alors on fait de la gonflette, on s'épile, les gens ressemblent à des poulets de Loué nourris aux antibiotiques, mais ça n'était pas assez. Une infime partie de notre corps était encore, pour certains, en friche, telle la forêt indonésienne avant que le bulldozer abatte le dernier arbre du dernier orang-outan, le vagin.

Mais c'est fini, grâce à une nouvelle tendance, le maquillage intime, c'est comme le maquillage normal sauf que si votre maquilleuse à la télé, Nagui, tente de vous faire ça au lieu de juste vous poudrer la face, vous pouvez la licencier, ou lui dire "ah ouais, sympa, ton truc", selon votre humeur du jour. C'est le magazine web Tuxboard qui en parle, aux Etats-Unis, les sœurs Kardashian ont adopté le maquillage vaginal, c'est la 1ère étape de la fin du monde, ensuite Kanye West se dessinera des papillons autour du pubis, puis une météorite percutera la terre et enfin ça sera fini. Kim Kardashian a même un maquilleur vaginal, qui lui met des fards pour qu'elle ait l'air plus en forme à ce niveau-là, sur son CV, parce qu'à un moment il va bien falloir qu'elle bosse, elle met 2 photos, celle de sa tête et celle de son vagin, et l'employeur se dit "certes, le CV est incomplet, elle ne mentionne pas l'état de son rectum, mais je la prends quand même". Kardashian a même fait un selfie en plein maquillage, on la voit à 4 pattes avec derrière le maquilleur, concentré avec son pinceau, on a l'impression de voir Van Gogh en 1888 s'il avait réussi à conclure avec la seule dame du coin attiré par les mecs qui n'ont qu'une oreille.

...

L'équipe
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.