Tanguy Pastureau s'intéresse à Marion Maréchal, qui a raccourci son patronyme et lancé une école d'études politiques à Lyon.

Cette semaine a été chargée pour Marion Maréchal. Elle bosse, la petiote, parce qu'elle n'a que 28 piges, et à cet âge-là, on a la patate, d'autant que devant elle il y a un boulevard. Sa tante Marine, depuis le débat du 2nd tour où elle avait divagué tel un teuffeur sous 8.6, est larguée. C'est la seule à perdre toute crédibilité après un sketch, avec Tex. Philippot et ses patriotes, ça décolle pas. Il génère la même ferveur qu'un calendrier de Clara Morgane dans un sauna érotique réservé aux mecs. Donc elle arrive en terrain vierge, avec un physique de star du yoga californienne. Elle est belle, fine, a de longs cheveux couleur paille. Si elle va dans un salon de l'élevage, les bestiaux vont lui bouffer la tête. Et puis elle a annoncé qu'elle racourcissait son nom de scène, fini Marion Maréchal-Le Pen, elle vire le Pen. C'est comme quand on retire une verrue sous son pied gauche mais en nom. En effet, Le Pen, depuis 1 an, c'est le patronyme de la loose. Marine Le Pen est moins crédible que Bertrand Cantat s'il se tatouait sur le front le hashtag MeToo. Jean-Marie Le Pen, son papi, est à la retraite. Une fois l'an, on le sort devant la statue de Jeanne d'Arc, il crie "Jeanne, au secours", pour lui faire plaisir, un ami se colle derrière la statue et répond "oui, je t'ai entendu, Jean-Marie, j'arrive, plus que 2-3 anglais à occire et je suis à toi, ma grosse daurade de Quiberon". Bref, s'appeler Le Pen et incarner le renouveau en politique, c'est comme d'essayer d'inflitrer les réseaux satanistes quand on s'appelle Kevin Boutin. Désormais c'est donc Marion Maréchal tout court, si bien qu'au lieu de se focaliser sur le nom Le Pen, on n'entend plus que Maréchal. Bien joué bébé, parce que le seul maréchal dont on se souvienne, c'est Pétain, un moustachu de l'époque où les moustachus n'étaient pas à Europe Ecologie les Verts mais au national-socialisme. Ca donne autant envie d'y aller que quand à la crèche une dame vient vous voir et vous dit "bonjour, je suis Josiane Dutroux, la directrice".

Cette semaine, Marion Maréchal a lancé son école d'études politiques, l'Issep, à Lyon, ville de Gérard Collomb et de Guignol. Pour les distinguer, Guignol, c'est celui dans lequel on met la main alors que l'autre, il faut lui payer au moins 5 kirs pêche avant. Elle est à la direction générale de l'école, et a constitué son équipe, la team bleu-blanc-rouge. Elle a pris un universitaire, Patrick Louis, proche de Philippe de Villiers, qui lui-même est un pote de Macron, lequel apprécie Robert Hue, donc Marion Maréchal n'est qu'à 4 poignées de main d'un communiste. C'est comme quand moi je vous serre la main, Nagui, je sais que Liam Gallagher l'a serrée, puis Bono, Mick Jagger, Lou Reed, Johnny, si vous faites une connerie en Arabie Saoudite et qu'on vous la coupe, il faudra la mettre en vitrine et l'exposer au Hard Rock Café.

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