Ce matin, Tanguy Pastureau nous parle de Justin Rosenstein...

Oui, Justin Rosenstein, c’est un type de la Silicon Valley, la vallée des geeks qui font du brouzouf que vénèrent Macron et sa clique. En 2009, c’est lui qui a créé le bouton like de Facebook, un pouce qui sert à dire qu’on aime un contenu, alors qu’avant le pouce servait à dire qu’on aime les camionneurs poilus en marcel avec un chien quand est en rade sur l’A7 direction la côte. Tout le monde utilise le like, Nicolas Sarkozy quand est publié un extrait de la nouvelle ballade à la gratte sèche de sa femme, puis il lui dit, tu as fait un instrumental, ma tige de bambou, bonne idée, ce à quoi elle répond, ah non sur celle-là je chante. Mais aussi François Bayrou quand il tombe sur une photo de lui, ou Michel Houellebecq lorsque le shampoing Dop poste une vidéo d’un monsieur se lavant les cheveux, il écrit alors en dessous, je devrais essayer, lol. Et chaque pouce, c’est une donnée sur nous qui est envoyée à Facebook, moi j’ai mis j’aime un jour sur une vidéo de Grumpy Cat, c’est un chat qui tire la tronche, depuis l’appli me propose d’écouter vos chroniques, Daniel Morin. On passe donc notre vie à appuyer sur des pouces, avant Facebook il n’y avait que les masseuses asiatiques qui faisaient ça, elles appuyaient aussi sur des bras, des nuques, des cuisses, et, à Pattaya, pour 30 euros, le faisaient même sur des organes sexuels après vous avoir dit, j’arrive, je vais me laver les mains, parce qu’avant vous j’ai eu tout un car d’allemands.

Le souci, c’est que Rosenstein, créateur du like, s’est rendu compte qu’il était accro aux réseaux sociaux, le jour où au zoo il a poussé son fils dans le vivarium des boas pour faire une vidéo virale, en lui criant, vas-y Kevin, j’ai vu ça à la télé cet été pendant nos vacances en France, il y a aussi un nain qui tourne une clepsydre. Le Guardian, le journal que lit Theresa May le matin en trempant son bacon dans son thé avant de vomir, affirme même qu’il est en désintox numérique, ce qui consiste à se passer le plus possible d’internet, au lieu d’aller sur Facebook il suit ses amis dans la rue, quand il les voit jetter un papier par terre, se met à hurler, smiley colère et il finit à l’HP avec le coiffeur de Trump et le chirurgien de sa femme. Rosenstein, dit le Guardian, a supprimé de son 06 l’appli Snapchat, un réseau social pour les très jeunes, Alison, qui est encore fraiche, a un compte Snapchat, et ben son pseudo c’est mamie Wheeler.

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