Le théâtre c’est so France Inter, hhhmmm, tchi tcha ! Mais attention, je ne vais pas vous parler culture, vous me connaissez, non, je vais vous parler parfum car le théâtre du Chatelet, à Paris, lance son parfum, qui sent le vieux fauteuil et le velours rance.

J’adore le théâtre, parce qu’on est bien, les fesses calées dans un fauteuil un peu mou, on a l’impression d’être assis sur François Hollande, quand on est de gauche, c’est un régal. Le théâtre du Chatelet à Paris notamment, est superbe, c’est là qu’ont lieu les César, cette remise de prix où on filme 4 actrices en lice, puis une seule a le prix, et on voit les 3 autres tenter de faire bonne figure, c’est-à-dire qu’elles ont le sourire crispé de Bernard Arnault si on le foutait devant un film de Ken Loach dans lequel des anglais sans dents vivent à 17 dans une caravane. Oui, elles sourient, tout en pensant de celle qui a été récompensée « je vais la crever, cette pouf, je vais la droguer, la coller dans un SUV et garer la caisse devant la mairie de Paris en attendant qu’Hidalgo furieuse vienne la manger ». 

Donc là le Chatelet a fait 2 ans de travaux, des ouvriers ont viré les moquettes, toute la coke tombée des narines des acteurs leur est venue en pleine face, pendant 2 ans ils n’ont pas dormi, ils ont revendu leur lit sur le Bon Coin. Et en septembre, youpi, le théâtre a rouvert, il y a de la danse, du classique, hmm, que du bon goût pour élites culturelles, si Christophe Maé se présente en disant « salut, j’aimerais venir chanter », on le pend. Mais le souci, c’est qu’en 2019, être juste un théâtre, financièrement, ça ne suffit pas, parce que c’est cher Paris, il y a des taxes dans tous les sens, la mairie a 4 millions de rats à nourrir, donc ils se ruinent en emmental râpé. Alors le Chatelet s’est dit « que peut-on vendre pour se faire du blé ? Les croutes de psoriasis perdues par Pierre Arditti en 2002 ? La bave de Jack Lang, collectée depuis 20 ans, et émise à des moments où des gens lui parlaient de lui ? ». 

Et là ils ont eu une idée originale, oui, ça arrive encore dans ce pays en bout de course, ils sortent un parfum. Le parfum, c’est ce que l’être humain se répand sur le corps afin d’oublier l’espace d’un instant qu’il n’est qu’un mammifère cradingue, qui sent la mort et le foutre séché. Enfin, un parfum non, une eau de toilette, intitulée « odeur du théâtre du Chatelet », et qui évoque, je cite « les fauteuils en velours », et là je pose la question, qui a envie de sentir le fauteuil, à part 2-3 vendeurs de chez Fly beaucoup trop impliqués dans leur job ? Un fauteuil, ce n’est pas sexy, si vous filez un rancard à une dame et que vous sentez le fauteuil de théâtre, ces meubles poussiéreux qui ont connu tous les culs de Paris, elle va se barrer et se coller avec le 1er gonze qui flaire le musc. 

Et le théâtre continue, je le cite « le parfum évoque donc, les fauteuils, mais aussi la scène et le plaisir du public », le plaisir du public, ça veut dire la sueur, c’est ça le plaisir, des sécrétions, un orgasme, par exemple, ça peut être sympa, on pousse des petits cris, on dit des trucs qu’on ne dit pas au quotidien comme « t’aime ça hein ma grosse loute ? », ou alors « vas-y dis-moi que t’es Cédric Villani et que tu vas me fouetter comme chez le Marquis de Sade, son contemporain en terme de fringue », bref, c’est chouette, mais ça ne sent pas bon. Alors que vous Daniel, qui êtes âgé et sublimez vos pulsions sexuelles dans le travail, vous sentez tellement le savon que Patrick Balkany en tôle pourrait se frotter le oui-oui contre vous le matin, si jamais le fisc se rendait compte des sommes que vous aussi avez planqué. 

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

L'équipe
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.