Ce matin, Tanguy a lu "S" le nouveau magazine de Sophie Davant et il nous raconte

Hier il m’est arrivé un truc rare, au bureau de la Bande Originale, j’ai reçu du courrier. Une enveloppe longue et rigide qui m’a rappelé ma jeunesse. 

Je suis un peu parano, j’ai toujours peur que quelqu’un m’envoie de l’anthrax, donc j’ai été très prudent, j’ai demandé à la femme de ménage de l’ouvrir, elle désinfectait le bureau de Daniel Morin donc elle a dit « j’en ai vu d’autres ». 

Et là, stupeur, ce n’était pas de l’anthrax, mais pire, c’était le magazine de Sophie Davant. Ce journal s’appelle S, en kiosque, il ne faut pas le mettre à côté de M, le magazine du Monde, parce que les clients se mettent à se fouetter à grands coups de Télé Poche. Et là, 1er réflexe, je me suis dit « avoir un magazine sur soi, c’est ça la réussite », on nous dit « non, c’est avoir des enfants, gna gna gna », que dalle, avoir des enfants, c’est basique, il faut 3 choses : 

1- un samedi soir 

2- de l’alcool 

3- quelqu’un d’autre. 

Mais avoir un journal à soi, parce que S, c’est ça, Sophie Davant donne ses coups de cœur, interviewe Francis Cabrel, il y a une rubrique fringues avec ses basiques, pas à Francis Cabrel, une page sur les gilets, c’est pas possible, non à Sophie, et bien c’est la classe. Alors je sais que vous, M. Cymès, avez aussi votre magazine, Dr. Good, en fait, Nagui, vous êtes le seul à la télé à ne pas avoir votre journal, on peut parler d’un échec professionnel cinglant. Tout le monde a le sien, Michel Drucker est même en train de lancer Highlander Magazine, le journal sur l’immortalité. 

 Alors bien sûr, j’ai lu S, et au départ, je me suis senti peu concerné, puisque le journal s’adresse aux femmes ménopausées positives qui même avec la peau qui tombe assument la pratique du body painting. Bon, je suis un peu concerné, puisque techniquement, je suis moi-même ménopausé, depuis toujours. 

Donc 1ère page, Sophie explique pourquoi ce journal, elle dit « j’avais envie de faire rentrer la thune ». Mais non, je plaisante, elle parle des trois femmes qui l’ont marquée, Beauvoir, Signoret et Romy Schneider, c’est aussi le Top 3 des poches sous les yeux à 9h du mat’, c’est un peu téléphoné, mais elle n’allait pas dire Katsuni, Afida Turner et Eva Braun, la lectrice quinqua aurait douté, or Sophie Davant c’est du bien-être. Rien que quand je dis « Sophie Davant », je sens mes chakras qui s’ouvrent, Sophie Davant, ah, Sophie Davant, ah oui, je suis ouvert, Sophie Davant, ah faut que j’arrête ça fait courant d’air. 

D’ailleurs, Sophie propose en cadeau pour tout abonnement un bracelet en pierres, je cite, semi-précieuses, semi-précieuses, ça signifie que les pierres sont aussi semi-en toc. Bracelet qui comporte en 7 couleurs, représentant 7 chakras qui vous rendent zen, vous en filez un à Loana en pleine descente de Xanax, 24h plus tard, elle frappe à la porte d’un monastère au Tibet pour dire aux moines « je vais vous détendre moi, mes salauds ». 

Ensuite, page 28, il y a une interview de l’écrivaine Katherine Pancol, par Sophie Davant, qui fait tout, c’est aussi elle qui fabrique les bracelets dans sa cave, elle a été formée par des ados philippins qui lui ont transmis leurs 15 années d’expérience. En photo, on voit Sophie en chaussettes sur le lit de Katherine, ça dépoussière le monde littéraire, pour faire plus détendu, reste à François Busnel à présenter la Grande Librairie en slip, tandis qu’il masse Sylvain Tesson sur le haut du pubis. Page 36, Sophie présente ses coups de cœur musique, Louane, Carla Bruni, Grand Corps Malade, mais elle a le droit de ne pas trop aimer ça. 

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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