Tanguy Pastureau revient sur un titre de livre célèbre d’Agatha Christie qui, aujourd’hui, ne passe plus.

Troisième jour de mon expérience du port du masque en radio, et je dois dire qu’on s’habitue, je pense ne plus jamais le retirer de ma vie. Dans dix ans, quand j’aurai la chair du cou qui s’affaisse, le masque la retiendra, ça sera plus élégant, il faudra juste chaque année renforcer un peu plus les élastiques pour bien me tenir les bajoues. 

Bref, hier, j’étais chez moi, dans mon F16 de Neuilly sur Seine, oui, j’écris des chroniques que je pourrai pomper en 2040 quand il me restera trois neurones pour écrire mais que je serai devenu super riche, hier donc, chez moi, j’étais nu, j’avais juste mon masque, la culotte Petit Bateau de la bouche, ça c’est pour faire rêver les gens, quand me prit l’envie de lire. Je me dirigeai alors vers ma bibliothèque, en or, situé entre le patio et l’héliport, et je consultai la liste de mes livres, Guillaume Musso, Michel Bussi, que des auteurs dont le nom fait deux syllabes, parce que comme ça je ne suis pas découragé d’entrée de jeu de les lire. Seul souci avec cette technique, un jour j’ai acheté par erreur un livre de Voltaire, deux syllabes, j’ai rien compris, peu d’intrigue, ça se passe pas à New York, le héros s’appelle Zadig et pas Steven, bizarre.

Et là, je tombe sur un autre livre, d’Agatha Christie (deux syllabes) qu’on appelle « la reine du crime », quand votre surnom commence par « la reine ou le roi de… », c’est que vous avez pesé, exemple Michael Jackson, le roi de la pop. Vico, le roi de la pomme de terre. Nagui, le roi de l’access, c’est comme Vico mais sans grumeaux puisque vous faites des peelings. 

Et c’est vrai que dans chaque bibliothèque il y a un Agatha Christie, vous louez un appart sur AirBnB, vous pouvez être sûr d’en avoir un, s’il n’y en a pas, on vous rembourse, vous dites : « Le jacuzzi, il est là, la piscine, ok, par contre, vous n’avez pas Dix Petits Nègres d’Agatha Christie, désolé, on se barre, la prochaine fois on passera par Abritel ». 

Ah ! Dix Petits Nègres, quel roman, si vous ne l’avez pas lu, allez-y, c’est fabuleux, on réalise à la fin que le coupable, c’était le narrateur. Tout le long du récit, vous n’allez rien voir venir. Seulement il y a un problème avec le mot « nègre », qui est péjoratif, à l’instar du mot « zadiste » quand on travaille dans l’industrie du gel douche ou de la phrase « je voudrais qu’on reparle de mon augmentation » quand on est à France Inter.

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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