Tanguy Pastureau s'intéresse ce matin au nouveau fléau qui touche les japonais: le présentéisme... Comment faire pour que les Japonais travaillent moins ?!

Il fût un temps où, quand les japonais avaient échoué, ils se faisaient "hara-kiri", c’est-à-dire qu’ils s’ouvraient le bide à coup de sabre. Dulcolax n’existait pas donc ça permettait de bien faciliter le transit. Ils ne supportent pas de perdre : si nous, on se trucidait dès qu’on échoue, il n’y aurait plus un joueur de vivant dans l’équipe de Metz et Benoit Hamon serait mort 15 fois. Puis ils ont eu le "burusera", la vente de culottes usagées, là-bas c’est le top de l’érotisme, vous braquez un lavomatique avant le cycle et partez avec les culottes, en les revendant, vous avez de quoi vivre 6 mois !

Bref, les japonais sont névrosés à un point tel qu’on dirait nous, les Français

Et là, le nouveau fléau, c’est le présentéisme, qui est le fait de rester sur son lieu de travail le plus tard possible et de bosser à fond, soit l’antithèse de ce que fait Polnareff, qui peaufine son album depuis 89, à la cool, la tête dans l’appareil à raclette pour lui gondoler ses boucles. 

Au Japon en 2016 il y a eu 191 morts dus au surmenage au travail, alors qu’en France au Sénat il y en a eu un depuis la création du Sénat en 1799, puis on l’a secoué et il fait il dormait. La plupart des salariés japonais prennent par an 15 jours de congés, parce qu’au-delà le fait que leurs collègues travaillent à leur place les culpabilisent, on ne pourra jamais comprendre ces gens-là. On se sent aussi étrangers au monde du travail nippon que des végans qui seraient invités à un pot organisé par Gérard Larcher. Moi, Daniel, si vous me dites, Tanguy, poussin, allez vous reposer j’écris votre chronique, je vous réponds : 

Ok, voilà une feuille, un Bic, les droits d’auteurs c’est pour moi, ciao.

Bien sûr, ça ne collerait pas, parce que je me retrouverais à raconter un rêve absurde et ma fan-base, qui comprend 12 personnes en dépression nerveuse + ma grand tante, seraient déboussolées

Donc le Japon est face à ce problème, comment faire en sorte que les gens arrêtent de bosser ? 

Chez nous la solution est simple, on appelle la CGT, ils bloquent l’entrée de la boite avec des pneus et une banderole sur laquelle il y a écrit Edouard Philippe on va te pendre, et c’est comme avec le cerveau de Mariah Carey, il y a plus rien qui sort. 

Seule Brigitte Macron chez nous est confrontée à ce souci, parce que son mari depuis qu’il a eu son job en mai a dormi 20 fois 16 minutes et a tellement la patate que si EDF n’arrive pas à fournir le jus, on le met lui dans une roue et on lui dit : 

Vas-y bonhomme, fais comme Bill Gates, le hamster que t’avais quand t’étais petit, il y a 4 ans

Mais là-bas, le fait de ne pas quitter son lieu de travail avant d’être clamsé est considéré comme de la loyauté, moi ici, j’arrive je fais mon truc je m’en vais, donc au Japon je serais un traître, le Judas de la déconne, ou pire, le Thierry Solère de l’humour.

L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.