L'été, Tanguy Pastureau se met à lire la presse people. Il a commencé hier et commence une brève revue de presse de ces titres.

Je ne lis pas la presse people, puisque la vie des stars m'indiffère, à part la vôtre Nagui car je suis corporate. Mais même là ça a très peu d'intérêt, on vous voit surtout dans des stades russes avec votre femme, cette dame qui a la chance de parcourir votre corps de ses doigts, ce qui est réalisable en 12 secondes puisqu'il n'est pas immense, tous 2 en train d'attendre que les bleus relisent leur contrat de travail sur lequel il est stipulé qu'ils doivent jouer au football. Sauf l'été, car l'été, c'est la saison des cons, celle où on se vide la cervelle, où on mate NRJ12 en sifflant des bières, où on assume de porter un pantacourt et de pisser dans les buissons. L'été, c'est la période la plus vulgaire de l'année, celle des hits débiles qui font se frotter des paumés avinés dans des campings de 2nde zone. Jamais la Zoubida n'aurait cartonné en novembre, jamais Secret Story n'aurait eu lieu en février. L'été, on se relâche, et l'article sur Juliette Armanet dans Télérama, on s'en sert juste pour allumer le barbec afin de faire cuire les merguez, qui jutent comme nous on le fait derrière l'église avec la fille de la boulangère, dans un coït désespéré qui pue l'envie d'oublier la mort qui se rapproche. Bref, vous l'aurez compris, l'été n'a pas de sens, sauf si on est Puff Daddy, parce qu'on a un yacht au large de Cannes avec des filles à gros seins et des potes à gros seins aussi parce que ce sont des ricains nourris au burger XXL avec 8 steaks transgéniques, et donc on passe un été 100% poitrine, ce qui est l'autre nom de l'Eden. 

Moi-même, l'été, je deviens une loque, à l'activité physique aussi peu intense que celle du castor qui n'a pas de dents. Et niveau cérébral, pareil, je débranche tout. Fini le type avisé qui dépote punchline sur punchline, suscitant la jalousie des autres humoristes, Tex, les Bodin's, mais aussi des gens qui écrivent moins bien comme Gaspard Proust. L'été, une carte postale avec écrit "à Ostende, quand il y a de la moule, on a la frite", et je suis mort de rire. Je lis donc la presse people, la seule que je comprenne, pour voir qui des Boudou ou des Smet va empocher le magot à Johnny et avec quelle actrice couche Cyril Lignac. Et cette année, j'ai pris de l'avance parce que je suis claqué. Je comprends Jean-Pierre Foucault qui fait une émission par an et le reste du temps fout sa tête dans le grille-pain pour toaster ses joues. La quotidienne, c'est un enfer. Dès hier, j'ai donc feuilleté Voici, Closer, Public, pour mater de la cellulite et de la névrose de stars, et je vous ai trouvé plein d'infos people.

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