En France, le délit de blasphème n’existe pas, en théorie... Mais dans les faits, personne n’y croit plus, même Nicole Belloubet, l’humoriste, hier, a remis en cause le droit au blasphème

Nicole Belloubet, cette pauvre dame, est ministre de la justice, sans doute une erreur de son conseiller d’orientation il y a longtemps, parce qu’elle était plutôt faite pour un petit tiers-temps dans une sous-préfecture. Elle est larguée, moi elle me fait pitié, à chaque fois que je l’entends, j’ai envie de lui jeter une bouée, si Géricault était en vie, il la peindrait sur le Radeau de la Méduse en train de souffler dans la voile en espérant rejoindre l’ile de Koh Lanta, où là ni les rouges ni les jaunes ne voudraient d’elle. Hier, Nicole Belloubet était sur Europe 1, derrière un micro bleu, devant un fond bleu, là-bas tout est bleu, on a l’impression de faire de la radio depuis l’anus d’un Schtroumpf. 

Là, on l’interroge sur l’affaire Mila, Mila c’est une jeune fille de 16 ans, qui il y a 3 semaines a fait une vidéo sur Instagram, le réseau sur lequel Lou Doillon poste des photos d’elle en train de boire un Yogi Tea allongée sur des vinyles de Joni Mitchell. Dans la vidéo, la petite s’en prend à l’islam, elle dit « l’islam, c’est de la merde, votre Dieu, je lui mets un doigt dans le trou du cul », comme on ne sait pas si Dieu existe, le fait de lui mettre un doigt à cet endroit-là est hypothétique, cette phrase ressemble au samedi soir de bien des célibataires. 

Et là, elle reçoit des menaces de mort, doit être déscolarisée, tout le tintouin, l’internaute, pris tout seul, est une belle personne, mais en groupe, il se transforme en hyène qui pue. Mme Belloubet hier dit donc « les menaces de mort, ce n’est pas possible », c’est vrai, et en plus, ce n’est pas original, pourquoi ne pas menacer les gens de regarder la télévision à la place, ça ressemble à la mort, il y a un long tunnel, de pub, et ensuite rien. Puis la ministre ajoute « mais l’insulte à la religion, c’est une atteinte à la liberté de conscience, c’est très grave », la boulette, son stagiaire de 3ème a dû lui faire une fiche avec écrit « droit au blasphème en France », à la place, elle a lu les SMS de Macron lui disant « ma loute, pour une fois me fais pas honte à la radio, dis un truc réfléchi, sinon j’appelle Jinping et tu pars à Wuhan sans même un Doliprane ». 

Parce qu’en fait, oui, il y a un droit dans ce pays, il en reste 2-3 comme ça, celui au blasphème, c’est-à-dire que le pape François, ici, en France, peut dire « finalement les catholiques sont des ordures et Jésus un zadiste mal peigné, je renonce, allez hop je file au bois de Vincennes, ce qui se passe à Paris reste à Paris ». 

Moi, Pastureau, je peux clasher Dieu, je ne dirai pas comme la petite d’Instagram que je lui mets un doigt au centre de son anatomie, ce n’est pas mon style, je suis fin et subtil, mais je pourrais dire que je mets, allez, le bout d’un ongle. C’est ainsi, on a le droit de dire que l’islam, le judaïsme, le christianisme, sont des religions de merde, et si on voit Mathieu Ricard, on peut même soulever sa toge en disant « non, c’était juste pour voir si tu portes un slip », avant d’ajouter « Bouddha c’est du pipi du chat, c’est nul, à part le Bouddha Bar parce qu’en 99, je me suis mis une grosse pile avec Claude Challe, un chaï indien à la liqueur de pénis de yack, j’étais tellement decker que j’ai entendu Tchang de Tintin me parler ». Le délit de blasphème n’existe pas, c’est-à-dire qu’on a remis les religions au niveau où elles devraient se situer, celui des hobbies qu’on pratique le week-end pour éviter d’avoir à bosser son swing au golf de Deauville.

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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