Selon le Wall Street Journal, Amazon s’est associé avec Visa, pas la Citroën de ta mémé, auditeur, la carte de retrait pour créer un système qui permettra de payer directement avec sa main, grâce à un scanner, sauf dans les sex-shops où on paiera avec sa…

La main est un organe décevant. Certes, avec on peut se titiller les tétons pour se réchauffer l’hiver, la nuit, ça évite d’acheter une couverture, il faut juste faire sonner une alarme tous les ¼ d’heure pour se réveiller et se re-titiller, donc on dort peu, mais enfin on a chaud. La main, on n’en a plus besoin, depuis qu’on a accès à tout en disant soit « dis Siri », soit « Alexa, quel temps fera-t-il demain ? », soit « Maria, vous m’apporterez mon thé ? », pour les plus riches. 

La main depuis qu’on ne peut plus donner de fessées aux enfants, ne sert à rien, certes on peut encore donner des fessées aux adultes, mais ne parlons pas des techniques de management qui ont lieu à la Bande Originale, ça exclurait l’auditeur, et puis quand la psychanalyse de Nagui sera terminée, il ira sûrement mieux. La main, en fait, est un danger pour nous, parce qu’on se la serre, sauf dans les médias où on se fait des bisous, y compris entre mecs, sauf avec Albert Algoud qui, si on fait ça, se met à hurler avec la voix du maréchal Ganache « arrêtez, on n’est pas des tafioles », c’est pratique, avec ses personnages, il peut tout oser, on a l’impression que c’est quelqu’un un autre, « ouais, dehors, les niaqués », on se dit « non ça va, c’est Ganache ». 

Dieudonné, s’il était malin, il ferait un personnage, Helmut le SS, qui dirait « ah quand même, les juifs, à part les fallafels, le reste de leur culture, j’aime pas trop trop ». La différence étant qu’Albert ne pense rien de ce qu’il dit, à tel point que quand à la boulangerie il demande une baguette, la dame lui dit « oui ta gueule, on te connait », et lui donne 10 croissants. Oui, la main est un danger, parce qu’elle véhicule des bactéries, moi si je serre la main de Laurence Bloch, directrice d’Inter, qui me dit « purée, vos chroniques, c’est du génie, si nous n’avions pas cette différence d’ordre hiérarchique, je t’emmènerais boire des vodka-Red Bull, mon sagouin », qu’ensuite je serre la main de Morin, que je fais un check à Alexis Le Rossignol, parce que c’est comme ça qu’on pratique entre mecs du hip-hop, résultat, le lendemain, tout le monde a la gastro. Jamais un manchot n’a la gastro, ou alors on ne le sait pas, parce qu’on pense à tort qu’un type qui n’a pas de bras a d’autres sujets de préoccupation qu’un virus bénin. 

Bref, la main en 2020 est sous-exploitée, mais heureusement Amazon, cette entreprise qui refuse de payer des impôts en France, c’est Florent Pagny mais en société, est sur le point d’y remédier. La semaine passée, on apprenait stupéfaits qu’Amazon bosse en ce moment avec Visa, le service de carte de retrait qui permet à Melun de retirer 10 euros pour se payer un kebab et oublier, l’espace de 8 minutes de sauce blanche, qu’on habite Melun, sur le projet de transformer la paume de la main en moyen de paiement. 

En fait, le code de votre carte bleue sera associé à vos empreintes digitales, et pour payer un café, une moyenne frite, ou du shit si jamais les dealers s’adaptent enfin à l’époque, ils ne prennent que du cash, à l’ancienne, on a l’impression d’acheter de la beuh à Philippe Bouvard, bah il suffira de tendre la main. C’est-à-dire que si on y était venu plus tôt, le nazisme, dont je vous parlais à l’instant, ça aurait pu être une grande foire commerciale. 

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