Les chiffres sont tombés, et Marlène Schiappa a vendu 64 exemplaires de son livre, l'occasion pour Tanguy de faire un point sur les sorties littéraires de nos politiques…

Ils ont raison, les politiques en campagne électorale, la France est un pays génial, je ne comprends même pas que des gens puissent vivre ailleurs. Le reste du monde n'est qu'un vaste cloaque dans lequel survivent des cultures moindres et des populations fadasses. En France, on a tout : le moindre village pourrait amener Stéphane Bern à se jouir dessus sans se toucher tellement c'est beau. On a des fromages fabuleux, qui font qu'on pue du bec après les voir bouffé, pendant 37 jours, mais l'haleine on s'en fout, il suffit de sortir avec une personne qui aime aussi le fromage. 

On a de bons vins, lâchez un Français chez Nicolas, il sera dans le même état d'extase qu'un chinois chez Vuitton. Et surtout on a une incroyable tradition littéraire, de grands romans, "Germinal", qui parle de gens au fond du trou, comme Anne Hidalgo. "A la recherche du temps perdu", qui parle des personnes qui n'ont pas d'Apple Watch. "Les Liaisons dangereuses", qui parle de l'explosion des MST en 1782. Et "Sa façon d'être à moi" de Marlène Schiappa, un roman que je vous recommande si vous avez déjà lu tout le reste, et qui raconte la romance entre une dame qui bosse dans les cosmétiques bio et le rédac chef du service politique du Figaro, il kiffe Zemmour et porte 1 million de Paco Rabanne, elle est de gauche et sent le lait d'ânesse jusque sous les aisselles, mais le désir est là, ils font l'amour dans la rédac, lui dit "viens, j'ai les clés du bureau d'Anne Fulda", elle répond "ok si la prochaine fois on le fait dans le hall de l'immeuble de Laurent Joffrin". J'imagine qu'ensuite ils ont un enfant, droite + gauche, métissage, ça donne un petit centriste, 12 jours après être né, le gosse demande à rencontrer François Bayrou. Bref, sur le papier, l'histoire ressemble à "50 Nuances de Grey" mais avec des idéaux, moi en lisant les extraits, j'imaginais Martine Aubry se faisant prendre par Bruno Retailleau à la section LR de Lille, et donc, terrorisé, j'ai brûlé le livre et me suis rabattu sur le nouvel Astérix.

Seulement les chiffres sont tombés, et Marlène Schiappa a vendu non pas 20000 exemplaires de "Sa façon d'être à moi", ni 10000, même pas 100, non, 64. C'est le site Actualité, qui parle de l'univers de l'édition, qui sort le chiffre, 64 personnes en tout, 63 de sa famille plus quelqu'un n'ayant rien à voir avec Marlène Schiappa et qui a été interné pour delirium tremens, ont acheté le bouquin, c'est l'un des rares livres dont on peut réunir l'ensemble des lecteurs dans un F2. 

Oui, c'est nul, de produits qui se sont moins bien vendus dans l'histoire, il y a eu 

- Le pin's dans les villages naturistes 

- La limonade au concert d'Iggy Pop 

- Les T-shirts avec un smiley sourire à la sortie du film Roubaix, ville lumière d'Arnaud Desplechin. 

Et en fouillant, on réalise que les livres de ministres, globalement, se vendent moins bien que les kippas à la Mecque, les chiffres sont minables : Jean-Michel Blanquer, qui est pourtant très connu, c'est ce monsieur fragile psychologiquement qui a fait un déni de Covid, dans les écoles les gosses tombaient comme des mouches qu'il disait "non c'est ce midi à la cantine, le cabillaud devait pas être frais". Et bien il a vendu 620 exemplaires de son livre "Ecole ouverte", alors certes, c'est 10 fois plus que Schiappa, mais Guillaume Musso, 620 exemplaires, s'il n'écoule pas ça en ¼ d'heure, il met fin à ses jours en se tranchant les veines avec un marque-page. 

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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