Aujourd'hui dans le Tea Time Club , notre réunion planétaire de l'intime, nous interrogeons notre rapport à la nature, au sauvage

Où habitons-nous? Comment habitons-nous? Dans quels espaces naturels évoluons-nous?

Vivre avec les éléments
Vivre avec les éléments © Jeanne Balas

Magali Reghezza

Géographe, spécialiste de l’environnement et des villes. Magali Reghezza-Zitt est enseignante-chercheur, agrégée en géographie et docteur en géographie et aménagement. Elle enseigne à Paris X-Nanterre. Maître de conférences à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, elle a soutenu en 2006 une thèse sur la vulnérabilité de la métropole parisienne face au risque d'inondation centennale. Sa thèse a porté sur les inondations et la vulnérabilité urbaine et métropolitaine en Île-de-France. Elle s'intéresse également à la thématique des territoires et travaille en particulier sur la gestion territorialisée des problèmes environnementaux et l'évolution des dispositifs, dans un contexte de promotion du principe de développement durable. Elle étudie aussi l'intégration des politiques environnementales dans les projets d'aménagement urbain, avec une attention particulière pour les questions liées à l'eau et aux fleuves. Magali Reghezza a publié de nombreux articles autour du thème du « Risque » et de sa gestion, ou de l'aménagement durable. Elle a notamment publié Résiliences urbaines , les villes face aux catastrophes , aux éditions Le Manuscrit (2012), avec Géraldine Djament-Tran et Résiliences, Sociétés et territoires face à l'incertitudes, aux risques et aux catastrophes (Iste Editions, 2015) avec Samuel Rufat.

C'est ça la nature ?
C'est ça la nature ? © Jeanne Balas

Maëlle, au Vanuatu

Maëlle est Française, et vient d’arriver au Vanuatu. C’est la première fois qu’elle y retourne depuis le passage du cyclone Pam en mars. Elle étudie les représentations de la nature et du risque à Tongoa - une des îles les plus hostiles de l’archipel - à travers l'organisation des jardins de subsistance.

Entre les volcans en activités et les risques récurrents de séismes, de glissements de terrains et de cyclones, les habitants entretiennent un rapport particulier à la nature. Ils n'ont d’ailleurs pas de mot pour désigner la catastrophe dans la langue vernaculaire nakanamanga. A Tongoa, les jardins ont été anéantis et la plupart des habitations ont été emportées par la catastrophe.

Renu, à Auroville, en Inde

Née en Ouganda d'un père indien et d'une mère suedoise, elle est arrivée à 1 an en Inde. Elle a 4 ans quand Auroville, ville expérimentale, est créée au nord de Pondichéry. Elle y grandit avec sa mère et ses frères et y vit encore aujourd’hui. Pour Renu, Auroville c'est d'abord un lieu d'expérimentation où les gens essaient de vivre ensemble. Pourtant, c’est un espace qu'il a fallu aménager.

Renu explique qu’il y a deux tendances : Auroville se concentre sur elle-même ; et en même temps, il y a la nécessité de vivre avec les villages extérieurs. "On n'est plus dans notre bulle, il faut gérer avec les forces extérieures".

Carlos, au Chili

Carlos est Mapuche, il vit au Chili. La terre pour les Mapuche, c’est “la terre mère”. Son peuple se bat depuis des années contre l'appropriation des terres. Carlos vit avec Marta. Ils tiennent une auberge au pied du volcan Llaima dans les Andes. Jeunes, ils ont dû quitter leur communauté Mapuche, dans la campagne pour aller étudier à la ville. Carlos et Marta développent un projet de tourisme équitable qui se fonde sur l'échange interculturel dans le respect des différences et de l'environnement.

Andreï Kontchalovski

Andrei Konchalovsky est réalisateur. Son film Les Nuits blanches du facteur , est sorti le 15 juillet dernier sur les écrans français.

Coupés du monde, les habitants des villages autour du lac Kenozero sont pratiquement livrés à eux-mêmes. Le facteur Lyokha et son bateau sont leur seul lien avec le monde extérieur. Chaque jour, cet homme célibataire apporte à la population de ces villages délaissés des lettres, du pain, des pensions, des médicaments, des outils, de l'essence et des ampoules électriques. Mais, un matin, Lyokha découvre que le moteur de son bateau a disparu. Peu de temps après, il apprend qu’Irina, la femme dont il est amoureux depuis l'enfance, part travailler à la ville avec son jeune fils. Désemparé, Lyokha décide de changer de vie en quittant son village.

Le pas de côté d'Hugo Combe

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