Ce soir, dans notre Tea Time Club, on parle de la mort, de la naissance, du cycle de la vie

Comment vient-on au monde et comment en repart-on ailleurs dans le monde ? Quels sont les rituels qui accompagnent la mort et la naissance dans d'autres cultures?

La mort, la naissance, le cycle de la vie
La mort, la naissance, le cycle de la vie © Jeanne Balas

La mort...

Catherine Bergeret-Amselek

Psychanalyste, membre de la Société de psychanalyse Freudienne où elle anime depuis plusieurs années un séminaire mensuel sur la clinique analytique aux âges-clés de la vie. Elle a notamment_ dirigé l'ouvrage _L'avancée en âge, un art de vivre , publié aux éditions Eres, en 2013.

Frédéric Tcheng

Frédéric Tcheng est réalisateur. En 2009, il a coproduit et co-monté Valentino The Last Emperor, pré-sélectionné pour l’oscar du meilleur documentaire. Il est le coréalisateur et monteur de Diana Vreeland :The Eye Has To Travel (2011). Il a également signé l’image de Six Lives , le ciné-poème de Sarah Riggs, et de King George d’Erika Frankel. Son travail a été montré au MoMA, LACMA, Anthology Film Archives et à l’Institut Lumière. Son dernier film, Dior et moi , est sorti le 8 juillet dernier.

Nommé directeur artistique de la maison Dior en avril 2012, suite au départ précipité de John Galliano, le styliste belge Raf Simons ne dispose que de huit semaines pour lancer sa première collection haute couture. Le défi se révèle une aventure collective, pleine d’humour et d’émotions, autour de la passion d’un métier et au service de la vision d’un créateur atypique, qui fuit les projecteurs. Loin des clichés inhérents à un univers où podium et excentricités ont souvent la part belle, la caméra attentive de Frédéric Tcheng livre un portrait attachant et haut en couleurs des petites mains et collaborateurs d’une des maisons françaises les plus mythiques.

Maxime (et sa famille) - France et Algérie

Maxime est né en France, sa mère est Algérienne. Une grande partie de la famille maternelle habite en France, en banlieue parisienne, depuis plusieurs dizaines d’années : les grands-parents habitent avec certains des tantes et oncles de Maxime. Maxime a perdu son grand-père maternel cette année : il raconte son enterrement en Algérie, les gens qui l’embrassaient qu’ils ne connaissaient pas, les femmes qui étaient à part. Sa mère et deux de ses tantes seront aussi avec nous ce soir.

"Parler de lui, ici, ce soir, c'est un retour, un hommage"
"Parler de lui, ici, ce soir, c'est un retour, un hommage" © Jeanne Balas

Kim, aux Etats-Unis

D’origine Navajo, elle vit aux Etats-Unis et nous raconte les rituels amérindiens liés à la mort. Kim a 23 ans, elle est d’origine améridindienne (½ Navajo, ¼ Dakota, ⅛ Sanaka, ⅛ Iroquois, ⅛ Ecossais), elle est étudiante en littérature et en écriture.

Kim devant chez elle
Kim devant chez elle © Kim McCabe

Chez les Navajos, après la mort, les âmes vont en enfer. Les membres de la famille ne doivent pas être tristes, pour ne pas ralentir le voyage des âmes vers les enfers. Traditionnellement, l’inhumation du corps se fait par deux personnes, qui ne sont pas membres de la famille. Nus, ils ne portent que des mocassins et se couvrent de cendre pour se protéger des mauvais esprits. Avant, on emballait le corps et on le mettait sur un cheval pour l’emmener jusqu’au cimetière, puis on tuait le cheval pour qu’il serve de véhicule à l’âme du défunt.

Les navajos ont très peur de la mort : il ne faut pas regarder des choses mortes, comme un animal mort au bord de la route, par exemple, car il pourrait être porteur de mauvais esprits.

Pour les Navajos, quand quelqu'un meurt, c'est très silencieux
Pour les Navajos, quand quelqu'un meurt, c'est très silencieux © Jeanne Balas
Le champ près de chez Kim, dans le Colorado
Le champ près de chez Kim, dans le Colorado © Kim McCabe

...Et la naissance

A la maternité
A la maternité © Geoffroy Monde

Marie-France Morel

Historienne, présidente de la Société d’Histoire de la Naissance, Marie-France Morel a notamment étudié les différents rites autour de la naissance dans le monde. Pour elle, la naissance est au coeur de l'opposition entre "pur" et "impur". C'est aussi un des grands rites de passages, auxquels fait écho l'expression cambodgienne qui assimile l'accouchement à la "traversée du fleuve". Elle est notamment l'auteur de Accueillir le nouveau-né, d'hier à aujourd'hui , aux éditions Eres.

Apolinaire, en Guinée

Appolinaire a 26 ans, il est doctorant en médecine et vit à Conakry. Il raconte qu’en Guinée, la naissance peut être soit une joie, soit un mécontentement, en fonction des familles. Car selon le sexe de l’enfant, la richesse de la famille, etc, la naissance d’un enfant peut être problématique. Après la naissance de l’enfant, les parents ont une semaine pour donner un prénom à l’enfant. Jusqu’à ce moment-là, la mère ne peut pas sortir de chez elle. La cérémonie s’appelle “souffler le nom de l’enfant à son oreille”. On commence d’abord par dire son nom à l’enfant avant de l’annoncer au reste de la communauté. Le nom est choisi en fonction de l’ethnie et du rang de l’enfant dans la famille. Mais surtout, on lui donne le nom d’un ami proche de la famille. Ces homonymes deviennent des sortes de références, des parrains.

Félicitations! C'est une fille... et deux parents
Félicitations! C'est une fille... et deux parents © Jeanne Balas

Claudia, au Québec

Claudia est sage-femme au Québec. Elle travaille dans une maison de naissance. Les femmes peuvent y accoucher dans la position qu’elles veulent. Cela ressemble plus à une maison qu’à un hôpital.

Elle a 48 ans, 4 enfants, tous nés par césarienne et 3 petits enfants. Mais un jour, elle a fait un rêve, où elle accouchait de façon naturelle et a senti la sensation du “ring of fire”, quand le périnée s’écarte autour de la tête du bébé.

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