Comment sait-on que l'on est chez soi ?

Vivre côte à côte
Vivre côte à côte © Radio France / Jeanne B

Est-ce que les frontières qui séparent nos espaces de vie sont des lieux infranchissables ou bien sont-elles en mouvement, tout comme nous ? Nos identités sont-elles définies par ces lignes imaginaires ? Comment franchit-on les murs qui séparent nos pays ?

Que pensons-nous de nos voisins ? De ceux qui habitent au-delà des frontières, de ceux qui sont tout près, qui partagent notre palier ? Pourquoi choisissons-nous ce quartier plutôt qu’un autre ? Vivons-nous ensemble ou à côté?

Pour répondre à toutes ces questions et pour ouvrir la deuxième saison du grand talk show intime et international de France Inter, ils boivent le thé avec nous :

Anne-Laure Amilhat-Szary

Qu'est-ce qu'une frontière aujourd'hui ?
Qu'est-ce qu'une frontière aujourd'hui ? © Radio France

Géographe, professeure à l’université de Grenoble-Alpes. Membre de l’IUF, elle travaille sur les dynamiques frontalières et anime, au sein du laboratoire CNRS PACTE, le groupe de recherche « Frontières, altérité, marges, mondialisation, expérimentation ». Elle est aussi membre fondateur du collectif « antiAtlas des frontières ». Elle a publié Qu’est-ce qu’une frontière aujourd’hui ? ( PUF)

Gulnara – Bishkek, Kirghizistan

Gulnara à 29 ans, elle est kirghize. Quand elle était petite, son pays faisait partie de l’URSS, ce gros ensemble sans frontières.

Les frontières du Kirghizistan
Les frontières du Kirghizistan © Jeanne Balas

En bas de chez elle, elle jouait avec les enfants russes des familles qui étaient venues s’installer dans sa région. C’est comme ça qu’elle a appris leur langue, découvert leur culture. Puis à la chute du bloc soviétique, les frontières se sont figées, se sont fermées, et les étrangers ont progressivement quitté le territoire. Elle nous en parle par Skype, depuis Bishkek.

Gaël Turine – Bruxelles, Belgique

Gaël est photographe. Il est parti avec son appareil photo capturer la vie à la frontière entre le Bangladesh et l’Inde, où un mur sépare les deux pays. Une frontière qui fait écho à celle, linguistique et politique qui sépare son propre pays, la Belgique. Il est en direct par Skype depuis Bruxelles.

http://www.gaelturine.com/

Karim Miské

On dirait que la frontière maintenant, c’est juste pour que les gens restent de l’autre côté

"On dirait que la frontière maintenant, c’est juste pour que les gens restent de l’autre côté" (Karim Miské)
"On dirait que la frontière maintenant, c’est juste pour que les gens restent de l’autre côté" (Karim Miské) © Jeanne Balas
N'appartenir, de Karim Miské, aux éditions Viviane Hamy
N'appartenir, de Karim Miské, aux éditions Viviane Hamy © Radio France

Ecrivain et réalisateur français de films documentaires né en 1964 à Abidjan. Son père est le diplomate mauritanien Ahmed Baba Miské, sa mère est Française. Karim Miské grandit à Paris avant de partir étudier le journalisme à Dakar. De retour en France, il réalise à partir de 1990 des films documentaires sur des sujets aussi variés que la surdité (il apprend pour cela le langage des signes), le néo-fondamentalisme juif, chrétien et musulman, et les interruptions médicales de grossesse. En 1997, Karim Miské publie un récit (dans l’ouvrage collectif Le livre du retour éditions Autrement) qui relate sa découverte du monde arabe, de l’Afrique et de l’islam lors de son premier voyage en Mauritanie à l’âge de quinze ans et les rapports complexes qu’il entretient depuis lors avec les différentes composantes de son identité. À partir de 2010, il écrit plusieurs tribunes sur la racialisation de la société française pour Rue89, Le Monde et Respect Magazine. Il tient à présent un blog, « chronique des années dix », sur le site des Inrockuptibles. Arab Jazz est son premier roman. Il vient de publierN’appartenir, aux éditions Viviane Hamy.

Il sera en direct avous nous en plateau pendant la première heure de l'émission.

Reportage avec Sami et Sabrine

Sami et Sabrine ont fui la Tunisie en mai 2013.

Ils ont été pris en photo par Corentin Folhen

Bocary – Bamako, Mali

Bocary à Bamako et Natasha à Montréal
Bocary à Bamako et Natasha à Montréal © Radio France

Bocary est un habitué du Tea Time Club, il en est déjà à sa quatrième participation, projet télé compris.

A 32ans, Bocary vient d’être père pour la deuxième fois. Il y a peu il a quitté sa région d’origine, le pays Dogon, région rurale et très traditionnelle, pour Bamako, la capitale. Il nous raconte comment les relations avec ses voisins ont changé depuis qu’il a déménagé. Entre la campagne et la ville, le rôle des voisins n’est pas le même. Au Mali, l’éducation des enfants se fait en communauté, et donc avec ses voisins. Sauf que depuis son arrivée à Bamako, des voisins, il en a beaucoup plus qu’avant. Il nous le raconte par Skype depuis Bamako.

Natasha – Montréal, Canada

Natasha est Innu. Elle a grandi entre la réserve, qu’elle préfère appeler communauté et la ville québecoise la plus proche. Elle raconte comment la délimitation de la réserve fait office de frontière entre deux mondes radicalement différents. Celui de la communauté, qui est le monde ancien, pour les Innus et le monde des colons. Les frontières de la réserve sont aussi une protection, la création d’un espace de protection de la culture Innu et de sa langue. Pour autant, les réseaux sociaux, internet et la télévision font s’infiltrer progressivement des repères du monde des colons dans la réserve et la nouvelle génération s’approprie petit à petit de plus en plus d’éléments de l’extérieur.

Mathieu Simonet

Mathieu Simonet
Mathieu Simonet © Hervé Baudat

En tant qu'écrivain, Mathieu Simonet part de ses expériences intimes pour penser des projets artistiques dont la réalisation requiert la participation d’autres personnes. Ses textes prennent ainsi la forme d’autobiographies collectives. Il est membre du Tea Time Club depuis l’été dernier. Ses ouvrages : Les Carnets blancs (éditions du Seuil), 2010; Les Corps fermés (éditions Emoticourt), La Maternité (éditions du Seuil), 2012. Il sera en plateau avec nous à partir de 22h.

Reportage avec Anna Muylaert, réalisatrice du film Une Seconde mère

Caroline Gillet a rencontré Anna Muylaert , réalisatrice du film Une Seconde mère, en salles depuis le 24 juin.

Depuis plusieurs années, Val travaille avec dévouement pour une famille aisée de Sao Paulo, devenant une seconde mère pour le fils. L’irruption de Jessica, sa fille qu’elle n’a pas pu élever, va bouleverser le quotidien tranquille de la maisonnée…

Reportage Skype à Laffitte-Toupière (Haute-Garonne), avec Dick Annegarn

Dick Annegarn sur son bateau
Dick Annegarn sur son bateau © Jeanne Balas

Le "Pas de côté" d'Hugo Combe

Le pas de côté d'Hugo Combe
Le pas de côté d'Hugo Combe © Jeanne Balas
4'43

Chronique Hugo samedi 27/06

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