300 milliards d’euros, c’est le vaste plan d’investissement que Jean-Claude Junker (Président de la commission) devrait présenter demain ici à Strasbourg aux parlementaires européens.

Un plan sur trois ans pour relancer l’économie européenne en plein marasme : croissance zéro, investissement en recul, chômage au plus haut. Rien ne va plus et c’est donc peut-être le plan de la dernière chance pour les européens.

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Ces propositions soulèvent plusieurs interrogations :

D’abord, ou trouver l’argent alors que les caisses des Etats sont vides ? Jean-Claude Junker compte sur un effet de levier : des financements privés qui seraient garantis par l’Union pour les risques. Est-ce réalisable ?

Deuxième question : à quoi serviront les fonds collectés ? Pour quels projets ? A ce stade plusieurs secteurs ont été jugés prioritaires : efficacité énergétique, réseaux télécoms, informatique, transports, énergie, mais aussi éducation et formation.

Troisième question : que faut-il vraiment attendre de ce plan ? Certains disent clairement qu’il ne sera pas suffisant et qu’il faudra sans doute remettre de l’argent, 100, 200, voir 300 milliards supplémentaires. Sera-t-il suffisant surtout pour relancer la croissance, créer de l’emploi ? Ou alors aura-t-il un simple effet d’accompagnement.

Enfin, il ne faut pas se voiler la face. Ce plan est aussi un instrument politique. Le conservateur Jean-Claude Junker a fait de ce plan un argument clé pour réunir la coalition PPE/Socialiste qui l’a porté au pouvoir. En clair il n’a pas droit à l’échec.

Nous attendons vos questions au 01 45 24 7000, ou sur franceinter.fr.

Avec comme invités :

Marisa Matias (Gauche unitaire européenne, Portugal).

Alain Lamassoure (PPE France).

Yannick Jadot (Les Verts France).

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