Tom Villa parle ce matin de cinéma indépendant.

On reçoit Judith Chemla et Ana Girardot pour la 7e édition du Champs-Elysées Film Festival. Son ambition est donc de défendre et de promouvoir le cinéma indépendant américain et français… Et nous à France Inter quand y a « Indépendant », on répond toujours présent…

On parle de : 

- L’indépendance de l’information
- De l’indépendance des humoristes
- Jusqu’à la machine à café où c’est un petit producteur indépendant au fin fond du Costa Rica qui nous livre…

Et alors le cinéma indépendant, n’en parlons pas ! Enfin si parce que c’est un peu le but de votre venue ! En tout cas ici à Inter, on est obligé de dire qu'on aime le cinéma indépendant.

Tout le monde a relu son contrat de travail ? 

Article 4-2 alinéa 6 :

Tout salarié de France Inter s'engage à défendre le cinéma indépendant, même s’il faut bien avouer que parfois, les films indépendants, c'est un peu longuet sur la fin, voire même au milieu, et des fois y en a qui sont mous du cul dès le début.

Très, très important de toujours lire ses contrats de bout en bout. Nous par exemple, on doit dire du bien de Nagui 5 fois chacun par émission… Et le plus dur, c’est pour Fabrice Drouelle qui est tout seul et doit dire du bien de lui… Voilà, donc bienvenue à vous et bravo pour ce festival. 

C'est important qu'il y ait encore des gens qui défendent le cinéma indépendant. Les petits films d'auteur, les choses un peu plus confidentielles et les films tellement confidentiels qu'on ne les voit jamais. Et surtout on n’oublie pas de remercier les gros films de merde qui font des millions d’entrée, sans qui les petits films indépendants n’existeraient pas ! 

Ça doit être dur d'être indépendant. Regardez "Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu", ça fonctionne parce que c'est simple et efficace. 

Rien que le pitch, on dirait une blague carambar "c'est un noir, un juif, un musulman, un chinois et un raciste qui sont dans une maison. »

Si tu veux faire la même chose en cinéma indépendant, ça se termine avec la rencontre entre un réfugié syrien et un Rabbin progressiste qui sillonnent les routes de l'Allier à la recherche de leur identité perdue. Avec une jeune militante, qui épouse le clandestin sans papier contre l’avis de ses parents juste pour lui donner un passeport, mais elle va tomber amoureuse de lui… Et gna gna gni et se marièrent, et vécurent heureux et gna gna gna et se firent raccompagner à la frontière ! » Avouez que pour un dimanche soir sur TF1 c'est plus compliqué.

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