« Toute petite, dès mes premières aventures, avec des inconnus, entre les cabines d’une plage et dans les trains, je sais ce que signifie le désir. Avec l’amant chinois, j’en ai expérimenté toute la force et, dès lors, mes rencontres sexuelles ont toujours été nombreuses, violentes même ». Ce sont les paroles de Marguerite Duras dont vous avez entendu la voix tout à l’heure. Elle répondait en 1987 à une journaliste italienne qui lui demandait pourquoi elle pensait avoir toujours eu, déjà à 15 ans, les traces du désir sur son visage. De Duras, on connaît ce style, cette lenteur, ce phrasé, ce parlé, ces silences interminables… dans ses films, mais ils transparaissent aussi dans ses livres, ces silences… comme pour laisser le désir croître. Comme des points en suspension avant, juste avant l’explosion des sens.Il y a une moiteur chez Duras.Ca plaît. Ca agace.Mais vous qui n’aimez pas Duras, n’éteignez pas tout de suite la radio. Duras est un écrivain qui a écrit sur l’intime, le désir. C’est aussi une femme qui a vécu ce désir jusqu’au bout. C’est rare.Alors ce soir, nous parlons désir à la Duras… chacun pourra s’y retrouver. Dans des citations, dans du vécu, des expériences…

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Marguerite Duras entre dans la Pléide © Radio France

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Marguerite Duras - Les Trois âges - 3 spectacles

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