ségolène royal tacle son ancienne protégée delphine batho
ségolène royal tacle son ancienne protégée delphine batho © reuters

Le crédit impôt compétitivité emploi (CICE), les impôts, Mélenchon, la prostitution ... La présidente de la région Poitou-Charentes et ex-candidate à la présidentielle était l'invitée de Marc Fauvelle et de Roselyne Febvre.

Ségolène Royal a estimé dimanche qu'il fallait "réajuster et redéfinir qui doit avoir accès" au crédit impôt compétitivité emploi (CICE), demandant que les entreprises qui le touchent mettent en place des "contreparties" sur le plan des "politiques salariales".

Vu le résultat et vue la charge de la TVA, il faut - c'est évident - réajuster et redéfinir qui doit avoir accès au crédit impôt compétitivité emploi. Le CICE est une très bonne décision mais a été mal ciblé. Est-il normal que les banques y aient accès? La réponse est non. Est-il normal que les grandes entreprises qui ne sont pas impactées par les problèmes de délocalisation ou de chômage en bénéficient? La réponse est non.

Elle ajoute : "en tant que vice-présidente de la BPI (Banque publique d'investissement) que le bilan soit rapidement fait [...] et qu'on réoriente le ciblage du CICE pour le concentrer sur les entreprises qui en ont le plus besoin, ce qui permettra peut-être du coup de rebaisser la TVA sur un certain nombre de produits". Selon elle, "il faudrait en contrepartie" du CICE "imposer au moins des politiques salariales claires et dynamiques", comme par exemple l"'obligation de prendre des apprentis, des jeunes par alternance".

Ségolène Royal a souhaité "exclure" du dispositif "le système bancaire et les entreprises qui ont bénéficié d'effets d'aubaine".

Les invités
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.