Invitée ce soir de Tous politiques, la première adjointe au maire de Paris et candidate à la succession de Bertrand Delanoë est revenue sur les conditions de cette primaire à l'UMP, tout en sachant qu'au PS on a soigneusement évité la procédure.

Anne Hildago a largement commenté la primaire difficile que traverse ses adversaires de l'UMP. La première adjointe au maire de Paris évoque "un spectacle désastreux pour la démocratie." Elle ajoute que "la personne qui sera élue demain sera affaiblie."

Extrait de l'émission

Beaucoup de journalistes ont vérifié qu'il était possible de frauder dans ce système de primaire. Ce qui devait être un élan va devenir quelque chose de beaucoup plus compliqué pour celui ou celle qui sortira vainqueur demain soir (...) Compte tenu de ce qui s'est passé ce week-end (...) je crois que la légitimité (du vainqueur) sera contesté par les candidats eux-mêmes.

Pour la première adjointe du maire PS de Paris Bertrand Delanoë, l'issue du vote ne fait guère de doute: "Je pense qu'il n'y a pas beaucoup de suspens. Cette primaire a été organisée pour la candidate officielle (...) Nathalie Kosciusko-Morizet", a-t-elle dit.

Organiser une primaire pour un candidat ou une candidate officielle ça n'est jamais très bon. Ça n'est pas joué le jeu de la démocratie.

Elle a enfin conclu en comparant la primaire UMP à la primaire du PS pour la présidentielle :

La primaire (socialiste) pour la présidentielle, il y avait des candidats qu'il fallait départager (...) il y avait un vrai combat, on avait organisé les choses de façon extrêmement sérieuse. Il faut vraiment prendre ces exercices démocratiques très très au sérieux, ce qui me paraît un peu sous-estimé, c'est le moins que l'on puisse dire, dans ce qui s'est produit ce week-end.

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