Michel Sapin, Ministre des Finances et des Comptes publics était l’invité de « Tous Politiques », interviewé par Carine Becard; Henri Vernet, Rédacteur en chef-adjoint au Parisien-Aujourd'Hui en France et Jean-Noël Cuénod, rédacteur en chef du mensuel suisse « La Cité » et collaborateur de la Tribune et de 24 Heures.

Interrogé sur la mort du jeune Rémi Fraisse à Siven s, Michel Sapin a repris à son compte une phrase prononcée par des responsables écologistes « cette violence est une insulte à la mémoire de Rémi Fraisse » d’ailleurs selon lui c’est cette même violence qui est la cause de sa mort.

Le barrage –qui a été voulu il y a huit ans- est avant tout un projet local a rappelé le ministre des Finances

Michel Sapin

Le gouvernement a décidé cette semaine de résilier son partenariat avec Ecomouv'. « On ne sait pas encore ce que ça va couter » explique Michel Sapin, «le gouvernement ne le saura qu’au bout des procédures, on est autoue de 800 millions » dit-il. Le ministre dénonce un contrat mis en œuvre dans des conditions qu’il qualifie de «scandaleuses », rappelant qu’il y a une enquête devant le tribunal de grande instance de Paris pour savoir à quelles conditions ce contrat a été négocié et s’il respecte « la moralité ».

Après l'annonce par l'exécutifs d'une enveloppe de 3,6 milliards d'euros de recettes supplémentaires pour faire avaliser le budget 2015 par la Commission européenn e, Michel Sapin explique qu’alors que la commission souhaitait un effort supplémentaire, il a fait des propositions qui sont des constatations de dépenses en moins : « On nous prête de l’argent à pas cher et nous dépenseront moins de taux d’intérêt. L’UE nous dit que nous aurons à contribuer moins. La lutte contre la Fraude fiscale va mieux et l’an prochain nous aurons 900 millions de revenus de plus » explique-t-il.

Interrogé sur le crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE), les baisses de cotisations sociales patronales du Pacte de responsabilité , le ministre des Finances ne veut pas entendre parler de « cadeau aux patrons ». Pour lui, quand on baisse un coup de production dans une entreprise on ne fait pas un cadeau au PDG, « les salariés ne diront jamais ça mais demanderont au PDG ce qu’il en fait » explique-t-il. « C’est par l’entreprise qu’on peut créer des emplois et du pouvoir d’achat. Les Français le savent » et « c’est de la responsabilité de chaque patron d’entreprise ce savoir qu’il fait des 41 milliards qui vont être mis à disposition des entreprises ».

Chômage persistant, croissance atone . Pour Michel Sapin « droite et gauche, tout le monde s’est trompé sur la croissance, tout le monde pensait qu’elle allait reprendre ». Aujourd’hui la France demande à l’Europe d’avoir « une vision plus modérée », explique-il. « Diminuer les déficits oui, mais sans pénaliser l’activité ». Michel Sapin pense que la demande française est progressivement entendue, « mais le rythme est lent alors qu’il y a urgence » se désespère-t-il.

Les invités
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.