xavier bertrand se présente comme le candidat de l'unité en vue des primaires
xavier bertrand se présente comme le candidat de l'unité en vue des primaires © reuters

L'ancien ministre du Travail n'assume pas le choix du gouvernement auquel il a appartenu d'engager un prestataire pour percevoir l'écotaxe. Xavier Bertrand a aussi évoqué l'assassinat des deux journalistes de RFI et la présidentielle de 2017.

La précédente majorité fait le choix d’un partenariat public privé. Jean-Louis Borloo, alors ministre de l'Ecologie, décide de faire appel à une entreprise –Ecoumouv– pour concevoir et gérer l'Ecotaxe, ses portiques et ses boitiers. Selon son entourage, l'ex ministre fait ce choix car l'Etat n'a pas les moyens techniques de s'en charger.

Dès l'appel d'offre, les choses se gâtent. Des recours sont engagés pour corruption, conflit d'intérêt. La filiale de l'italien autostrade finit par signer un contrat en octobre 2011. Nathalie Kosciusko Morizet, désormais aux commandes, signe, selon ses proches, un dossier déjà négocié.

Premier décret en 2012, le jour du second tour de l'élection présidentielle. L'Etat est lié à Ecomouv pour 11 ans et demi. Mais l'écotaxe rate son entrée en octobre. Problème technique du prestataire assure le ministère des transports. Impossible cependant de rompre avec Ecomouv, cela couterait 800 millions d'euros.

En attendant le compteur se mettra en marche dès janvier. Chaque mois, l'Etat devra verser 17 millions d'euros au prestataire qui a investi et embauché. Il perdra 66 millions d'euros de taxe. Avec la TVA en plus on arrive à 100 millions d'euros par mois !

Si la taxe est suspendue pendant un an on arrive donc à 1,2 milliards. Le montant total que devait rapporter cet impôt.

Telle que les choses ont été définies (par un gouvernement de droite), je ne m'y retrouve pas.

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