Le président du Modem était l'invité de Roselyne Febvre et Marc Fauvelle sur France Inter. Il a notamment évoqué la catastrophe de Lampedusa, le dernier clash gouvernemental et le centre à reconstruire...

Le drame de Lampedusa ? Oui, l'Europe en est "responsable en grande partie", selon François Bayrou. Pour le leader centriste (et fervent européen), "elle n'arrive pas à agir" en matière d'immigration clandestine.

Pour moi, la bonne réponse est évidente : nous n'avons pas le droit de laisser l'Italie seule à régler un problème qui concerne l'ensemble des Européens, et nous n'avons pas le droit d'abandonner ces femmes et ces hommes sans essayer de provoquer chez eux un développement, une amélioration de la vie.

"Aucun pays prospère ne peut se barricader", assure le président du Modem. "Aux Etats-Unis, on est allé jusqu'à construire un mur. Est-ce que pour autant il n'y a plus d'immigration illégale ? Non."

Duflot / Valls : "quel recadrage ?"

Le dernier clash gouvernemental, entre Cécile Duflot et Manuel Valls sur la question des Roms, a également agacé François Bayrou. "La Ve République, ce n'est pas composer un gouvernement autour des tendances d'un parti, mais autour d'une politique". Et en cas d'affrontement entre deux personnalités, il faut selon lui agir. "Moi, j'aurais demandé à Cécile Duflot de faire des excuses ou de partir".

Le recadrage de François Hollande a-t-il été suffisant ? "Mais quel recadrage ? Ça doit être la quatrième ou cinquième fois qu'on nous dit que c'est la dernière fois..."

Reconstruire le centre

Le rapprochement avec l'UDI de Jean-Louis Borloo doit, selon François Bayrou, permettre de construire "un courant fort au centre. Il peut y avoir des alliances, mais il doit être indépendant. Il ne servirait à rien de créer un énième parti de droite, ces partis menacés aujourd'hui par Marine Le Pen."

Quelle collaboration et surtout quelles alliances possibles ? Le président du Modem refuse de répondre précisément, notamment sur le cas des municipales. "Avec Jean-Louis Borloo, nous allons construire une maison commune où les deux mouvements pourront vivre et travailler ensemble."

En attendant 2017, et une candidature de l'un, ou de l'autre... Ou d'une autre personne. "Qui peut dire parmi nous ce qu'il fera en 2017 ?"

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