L'ancien ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy était l'invité de Marc Fauvelle dans Tous Politiques, ce dimanche. Il est notamment revenu sur l'affaire Merah et sur l'éventuel retour de l'ancien président de la République en politique.

Claude Guéant le reconnait bien volontiers, un an après les tueries de Toulouse et de Montauban : Mohamed Merah a "roulé" les services qui le surveillaient. "C'était quelqu'un qui avait une double personnalité, qui savait simuler", explique l'ex-ministre de l'Intérieur. Non, "il n'a jamais été un indicateur des renseignements français". Mais "on ne peut pas laisser dire que les services ont été inattentifs : nos services ont fait ce qu'ils pouvaient avant, pendant et après" l'affaire Merah.

Pour Claude Guéant, il n'y a eu aucun défaut du côté des services français.

La France commémorera cette semaine le premier anniversaire des tueries perpétrées par Mohamed Merah, qui a tué sept personnes (dont trois enfants), de confessions musulmane et juive.

Le retour de Nicolas Sarkozy ? "Il a déjà donné"

Claude Guéant est un proche de l'ancien chef de l'État, et quand on évoque avec lui le récent entretien dans Valeurs Actuelles, où il envisage un retour "forcé, pour la France", il préfère ne pas se prononcer.

"Je crois qu'aujourd'hui il n'est pas dans son état d'esprit de revenir en politique", assure Claude Guéant.

Pour l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy, ce dernier continue certes à s'intéresser à la politique ("ce n'est pas parce qu'il est ancien président qu'il a vocation à devenir trappiste") mais pour ce qui est d'y revenir, "il a déjà donné". "Nicolas Sarkozy a été battu, il l'a accepté. Tout ce que je puis dire, c'est qu'il n'a pris aucune décision à ce jour sur son retour en politique."

L'intervention au Mali inévitable

Pour Claude Guéant, l'intervention au Mali, que Nicolas Sarkozy disait "ne pas comprendre", aurait eu lieu même en cas de victoire du candidat UMP lors de la présidentielle. "Il n'était pas pensable que les islamistes les plus rigoureux viennent occuper Bamako", explique l'ancien ministre.

Sous Nicolas Sarkozy, "l'armée française serait également intervenue au Mali"

Pas question cependant de légitimer avec cette intervention le pouvoir malien actuel, "résultat d'un coup d'État". "Il faut un pouvoir légitime, et des élections, au Mali."

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