Le président de l'UMP était l'invité de Marc Fauvelle. Au menu, l'affaire Tapie et ses derniers rebondissements, la réforme des retraites à venir, et la "germanophobie" de la gauche, selon Jean-François Copé.

Ce sont deux affaires judiciaires que Jean-François Copé a évoqué sur France Inter. D'abord, celle autour de l'arbitrage favorable à Bernard Tapie. Cette semaine, on a compté deux nouvelles mises en examen, dont celle du patron d'Orange, Stéphane Richard. Pas question cependant pour Jean-François Copé d'exiger la démission de ce dernier : "c'est aux actionnaires de décider, et notamment à l'État".

L'autre affaire, c'est celle qui touche Claude Guéant, et ses fameuses primes du ministère de l'Intérieur. Claude Guéant, pas franchement défendu par ses collègues de l'UMP.

Surtout, le patron de l'UMP souhaite que la justice puisse faire son travail en toute indépendance, et sans commentaire.

Retraites : "S'il y a une réforme courageuse, juste, sans clientélisme, j'en serai"

C'est le prochain gros morceau pour le gouvernement : la réforme des retraites. L'UMP avait dû faire face à une fronde sociale quand elle l'avait faite lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Le PS se prépare lui aussi à une réaction des partenaires sociaux.

Mais pour Jean-François Copé, ce sujet devrait dépasser les clivages traditionnels.

Pas de soutien total à François Hollande malgré tout. Le secrétaire général de l'UMP précise bien que pour l'instant, ce qui est préconisé notamment dans le rapport Moreau ne le convainc pas : "C'est exclusivement des hausses d'impôts. Ce n'est pas comme ça qu'on sauvera le système de retraites".

Sur la "germanophobie"

Jean-François Copé a également réagi aux propos de Jean-Luc Mélenchon sur le modèle allemand, qui estimait que "personne n'a envie d'être Allemand. Ils sont plus pauvres que la moyenne, ils meurent plus jeunes que les autres, et ils n'ont pas gosses".

Des propos qui choquent le leader de l'UMP.

Jean-François Copé renvoie à nouveau dos à dos Front de gauche et Front national. En estimant que "c'est l'honneur de notre famille politique que d'avoir toujours été ferme" sur la question d'alliances avec le FN.

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