Le maire de Lyon défend le socialisme de l'offre, les réformes de structure et l'adaptation à la mondialisation. Il était l'invité de Tous politiques présenté par Thomas Legrand.

Le regard de Gérard Collomb sur l'action du gouvernement

Gérard Collomb s'est déclaré prudent sur l'idée de défiscaliser les allocations familiales. Il ne rejette pas l'idée mais tient à tout faire pour conserver ce qu'il considère comme un atout de la France, sa démographie :

"On a une démographie qui fait qu'on ne va pas connaître sur les questions de retraite les problèmes que connaîtront les Allemands dans dix ou quinze ans. Donc il faut faire attention, lorsque l'on touche à des problématiques comme les allocations familiales, qu'on ne casse pas ce qui fait qu'aujourd'hui la France va plutôt de l'avant."

Le gouvernement doit annoncer prochainement des économies pour la branche famille, pour la faire revenir à l'équilibre en 2016.

Au sujet de l'augmentation de l'offre de logement, il ne craint pas de construire des barres d'immeuble dans sa ville et son agglomération. Il dit avoir fait le choix de la densité au détriment de l'étalement de logements. Il a avancé l'argument écologique pour justifier sa prise de position.

Gérard Collomb a réaffirmé ses doutes quant à la proposition de taxer les très hauts revenus à 75%, une proposition retoquée par le Conseil constitutionnel et qui semble abandonnée par le gouvernement. Le maire de Lyon parle d'une proposition "plus politique qu'économique" suggérant qu'elle a aidé à l'élection de François Hollande.

Il a ensuite réaffirmé son opposition à l'application des rythmes scolaires dès 2013. Il demande un délai d'un an pour mettre en place une réforme qui coûte dans sa ville, 9 millions d'euros. Il s'oppose à ce titre au maire de Paris, Bertrand Delanoë qui a décidé d'appliquer cette mesure dès cette année.

Gérard Collomb a enfin défendu le cumul des mandats. En tant que sénateur et maire, il dit avoir besoin de son mandat de sénateur afin de lui permettre de représenter sa collectivité à Paris. Il prône le modèle allemand où les villes et les régions sont représentées au sein d'une assemblée spécifique, le Bundesrat. Il désire une "loi de décentralisation qui permette aux territoires d'être entendus".

Fusionner la ville et le département et dynamiser l'économie

Gérard Collomb a décliner ses proposotions phares :

Il s'est mis d'accord avec Michel Mercier, ancien MoDem et nouvel UDI, président du conseil général du Rhône depuis plus de 20 ans pour fusionner la ville de Lyon, sa métropole et le département. L'objectif étant de réduire les coûts.

Il s'est ensuite avancé sur l'idée d'une réforme des collectivités locales qui pourrait donner un rayonnement international aux cinq ou six grandes villes françaises tout en maintenant es département dans les territoires ruraux.

Enfin, le défenseur du socialisme de l'offre a décliné sa vision de l'économie. Il demande que le PS incarne le bouillonnement des jeunes entrepreneurs. Il se dit ni social-libéral, ni social-démocrate, mais social-réformiste.

L'équipe

  • Marc FauvelleJournaliste, chef du service politique de France Inter
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