François Lamy, ministre délégué à la Ville
François Lamy, ministre délégué à la Ville © Maxppp / Xavier de Torres

Le ministre délégué à la Ville était l'invité de Roselyne Febvre et Marc Fauvelle. Il a notamment évoqué l'ambiance "d'insurrection" dénoncée par plusieurs responsables de l'opposition. Mais pour lui, il n'y a pas de mouvement "anti-Hollande".

Pour François Lamy, comme pour "tous les membres du gouvernement", il faut sans cesse rappeler que réformer le pays prend du temps. Il l'a d'ailleurs répété tout au long de cette émission. "Reconstruire une filière industrielle, par exemple, ça ne se fait pas en claquant des doigts", selon lui. "Nous avons trouvé le pays dans un état lamentable, il faut le dire. Nous sommes en train de le redresser."

Pour autant, il perçoit l'exaspération et l'impatience de la population. "On le voit sur le terrain, les Français sont inquiets, certains sont en colère. Les sondages traduisent cela."

Je ne crois pas que ce soit encore une protestation globale anti-Hollande. Il y a un pays qui est inquiet, qui attend des résultats, et nous faisons tout pour que ces résultats se produisent. On est au travail, chaque jour, chaque semaine. Nous ne sommes pas du tout dans l'attente.

Pas de "climat d'insurrection" donc, comme l'évoquait notamment François Bayrou ? "Pour se faire remarquer, il faut évidemment utiliser les termes les plus forts..."

Lutter contre la "discrimination à l'adresse"

Le ministre délégué à la Ville a aussi des projets pour lutter contre les inégalités entre quartiers. "On en a moins fait dans certains que dans d'autres, en termes d'emploi, de sécurité, de santé. Il y a aussi un problème de stigmatisation des quartiers." Et notamment une forme de "discrimination à l'adresse", qui doit être combattu par la réforme à venir.

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