Jean-Luc Mélenchon, invité de Tous Politiques
Jean-Luc Mélenchon, invité de Tous Politiques © Radio France

Le coprésident du Parti de gauche et député européen était l'invité de "Tous Politiques", une émission co-animée par Marc Fauvelle de France Inter et Roselyne Febvre de France 24, en partenariat avec Le Parisien.

Jean-Luc Mélenchon est d'abord revenu sur les européennes du mois de mai dernier. Il était alors apparu totalement abattu après l'annonce des résultats et de la victoire du Front National en France. Le député européen reconnaît avoir "suffoqué, ce soir-là, par la violence du résultat", ajoutant que "le phénomène le plus important, c'est l'immensité de l'abstention". Selon lui, le pays "est en voie de dislocation : politiquement, socialement et moralement".

"Politique de gribouille"

Premier sujet d'actualité commenté : le remplacement de l'écotaxe par des "péages de transit poids lourds". Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé ce dimanche que le dispositif ne concernerait que les poids-lourds de 3,5 tonnes circulant sur les 4.000 km de routes les plus fréquentées, au lieu de 15.000 km prévus dans l'ancien système.

Pour Jean-Luc Mélenchon, "c'est de la politique de gribouille". Le coprésident du Parti de Gauche plaide plutôt pour le développement du ferroutage :

Il faut faire en sorte que, de la frontière belge à la frontière espagnole, pas un seul camion ne passe sur nos routes.

Autre dossier chaud du moment : le rachat de la branche énergie d'Alstom par l'Américain General Electric. Là encore, le leader du Front de Gauche est sévère avec le gouvernement. Selon lui, "il fallait nationaliser Alstom". Objectif ? "Garder la main sur nos brevets". "L'État a tous les moyens d'intervenir quand il veut, où il veut", assure Jean-Luc Mélenchon.

Manuel Valls "est en train de tuer la gauche"

Le coprésident du Parti de Gauche a par ailleurs apporté son soutien aux grévistes de la SNCF, qui protestent contre la réforme ferroviaire :

Les cheminots ne défendent par leur corporation. Ils défendent le service public.

Soutien aussi aux intermittents du spectacle, qui menacent de lancer une "grève massive" le 4 juillet prochain. Selon Jean-Luc Mélenchon, l'accord du 22 mars est inacceptable en l'état, car il précarise un peu plus le secteur. Il dit ne pas comprendre l'attitude du gouvernement :

Quand Manuel Valls dit que la gauche peut mourir, il sait de quoi il parle, car c'est lui qui est en train de la tuer.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon plaide pour la mise en place d'une politique de relance économique. Il faut tourner le dos, dit-il, "aux politiques de contraction de la dépense publique".

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.