Arnaud Montebourg a pointé du doigt l'incapacité des institutions européennes à défendre les intérêts des peuples. Pour le ministre du Redressement productif, elle explique la montée des souverainismes. Arnaud montebourg a qualifié le président de la Commission européenne de "carburant du Front national" :

Monsieur Barroso est le carburant du Front national, voilà la vérité ! Il est le carburant de Beppe Grillo.

Beppe Grillo est le créateur du mouvement politique 5 étoiles, arrivé en tête des élections législatives en Italie en février dernier.

Le ministre du Redressement productif a plus largement critiqué "toute cette classe dirigeante européenne, qui ne voitpas que l'Union européenne est la seule région du monde qui a organisé en quelque sorte sa propre récession, alors que partout dans le monde c'est la croissance!"

Dans sa critique de Jose Manuel Barroso, Arnaud Montebourg a en particulier cité ses propos qualifiant de "complètement réactionnaire" la volonté de la France d'exclure la culture des négociations de libre-échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Il a jugé que :

Cette maladie de la bruxellose va être fatale aux Européens.

Extrait de l'émission

"Qui est le chef de la bande organisée ?"

Le ministre du Redressement productif a aussi déclaré attendre de la justice qu'elle dise "qui est le chef de la bande organisée, qui se réunit à l'Élysée", à la veille de l'audition de Bernard Tapie dans l'enquête sur l'arbitrage controversé.

"Je ne me permettrais pas d'accuser" Nicolas Sarkozy, président de la République au moment des réunions qui ont abouti à la décision d'arbitrage, a précisé M. Montebourg. Plusieurs personnes, dont l'ancien magistrat Pierre Estoup, l'un des arbitres, et Stéphane Richard, PDG de France Telecom et ex-directeur de cabinet de la ministre de l'Économie Christine Lagarde, ont été mis en examen dans cette affaire pour escroquerie en bande organisée. Lors de son audition, M. Richard a déclaré qu'une réunion avait eu lieu à l'Élysée six mois avant la décision d'arbitrage.

Moi j'attends que la justice nous dise qui est le chef de la bande organisée qui se réunit à l'Élysée. M. Tapie serait le receleur, le complice mais il n'est pas le chef de bande.

Interrogé pour savoir s'il visait Nicolas Sarkozy, le ministre a précisé qu'il n'avait "pas accès au dossier", et donc ne se "permettrait pas" de l'accuser. La justice enquête sur l'arbitrage controversé qui a permis à l'homme d'affaires Bernard Tapie d'obtenir 403 millions d'euros en juillet 2008, en règlement du litige avec le Crédit Lyonnais né de la vente de l'équipementier sportif Adidas. Les juges chargés de l'enquête soupçonnent l'arbitrage d'avoir été biaisé au profit de M. Tapie. Il devraient s'attacher à savoir comment l'homme d'affaires a plaidé sa cause à l'Élysée et au ministère de l'Économie, et s'intéresser de près à ses liens avec les arbitres.

Les invités
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.