Esther Benbassa le 12 avril 2012.
Esther Benbassa le 12 avril 2012. © Wikimedia Commons / CC / Matthieu Riegler

Esther Benbassa est née à Istanbul dans une famille descendante de juifs expulsés d'Espagne. Elle a émigré en Israël à l'âge de quinze ans et est arrivée en France en 1972. "Trinationale", elle est naturalisée française en 1974. Elève d'écoles congréganistes à Istanbul et à Jaffa, elle continue son cursus d'études supérieures en Israël puis en France où elle suit des études littéraires de français à Paris VIII. En 1975 elle décroche le CAPES de lettres modernes puis enseigne pendant une quinzaine d'années dans le secondaire. Elle obtient une maîtrise de lettres modernes à l'Université Paris VIII puis un diplôme de turc à l'INALCO en 1982. En 1978 elle passe son doctorat de troisième cycle à l'Université Paris VIII avec une thèse sur la Commune de Paris et en 1987 elle devient docteure d'État après ses travaux sur Haim Nahum Efendi (dernier grand rabbin de l'empire ottoman) à l’Université Paris III. Directrice de recherche au CNRS de 1989 à 2000, elle a été élue en 2000 directrice d'études à la section des sciences religieuses de l'École pratique des hautes études où elle est la première titulaire femme (et laïque) de la chaire d'histoire du judaïsme moderne. En 2002 elle fonde le Centre Alberto-Benveniste d'études sépharades et d'histoire socioculturelle des Juifs en 2002 et en assume depuis lors la direction. Elle est régulièrement invitée à l'étranger comme chercheur, enseignante et conférencière.

Elle a consacré une large part de ses travaux à l'histoire moderne et contemporaine des Juifs en terre d'Islam, spécialement dans l'Empire ottoman et publié des ouvrages sur l'histoire des Juifs de France ainsi que sur l'histoire du sionisme. Ses recherches les plus récentes portent sur l'histoire de la souffrance et son rôle dans la formation des identités modernes. Elle travaille actuellement sur les intellectuels Juifs dans la France du XXe siècle.

Militante active dans la lutte contre le racisme et les discriminations elle est cofondatrice de L'association Le Pari(s) du Vivre-Ensemble. En 2006, avec son compagnon Jean-Christophe Attias elle reçoit le prix Françoise Seligmann contre le racisme pour l’ouvrage collectif Juifs et musulmans : Une histoire partagée, un dialogue à construire.

Engagée politiquement au sein de la formation Europe Ecologie Les Verts, elle est élue sénatrice le 25 septembre 2011. Elle est par ailleurs vice-Présidente du groupe d’amitié France-Turquie, secrétaire du groupe d’amitié France-Israël, membre du groupe d’information internationale France-Territoires Palestiniens, membre de l’Union Interparlementaire.

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