Quand le monde va mal, Il vole à la rescousse. Un peu partout, un peu tout le temps, ses prophètes, nombreux, nous répètent qu’il possède le pouvoir de guérir la société, de vaincre le chômage, de mettre en échec le terrorisme ou d’inverser le réchauffement climatique.

Peut-on encore critiquer la technologie quand on baigne dedans ?
Peut-on encore critiquer la technologie quand on baigne dedans ? © Getty / mikimad

Ce thaumaturge, ce miracle de la nature, c’est le progrès technique. On lui connaît d’autres noms, qui reviennent avec insistance dans le débat public : innovation chez les responsables politiques, disruption chez les entrepreneurs en série. On les voit agiter les bras, les messies de la technologie, fixant l’horizon en plissant les yeux et montrant le chemin. 

Au même moment, les oracles de la Silicon Valley nous promettent l’homme augmenté, le cerveau pimpé, à l’horizon 2020, 2030, 2050, ça dépend de la force du vent. 

Ils nous répètent que nous avons tout à y gagner. Le futur déboule à cent à l’heure, il est là, devant nous, et qui pourrait avoir l’idée saugrenue de détourner le regard ou pire, de jeter un coup d’oeil en arrière ? 

Pourtant, depuis plus de deux siècles, des utopistes invétérés et des briseurs de machines tentent de nous alerter sur les dangers du tout-technologique, des métiers à tisser d’hier aux smartphones d’aujourd’hui. Face à l’emprise grandissante des monopoles du numérique, de plus en plus envahissants, existe-t-il encore des poches de résistance ? 

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