Quelles relations établirons-nous demain avec des machines capables de parler aussi bien qu’un humain, de simuler les émotions, de se soucier de nous et de nous demander de les aider à mieux comprendre notre monde ?

ROBOY, prototype de robot humanoïde développé par le laboratoire d'intelligence artificielle de l'Université de Zurich - 2013
ROBOY, prototype de robot humanoïde développé par le laboratoire d'intelligence artificielle de l'Université de Zurich - 2013 © Getty / EThamPhoto

Nous leur posons des questions, ils y répondent. Nous leur déléguons nos vies, ils s’emploient à nous satisfaire. On les appelle même par leur prénom… Aujourd’hui, tout est intelligent, tout est smart, tout est interconnecté : nos téléphones, nos réfrigérateurs, nos thermostats, nos assistants vocaux. Les objets de notre quotidien ne se contentent plus de nous écouter : ils nous parlent. Parfois même, ils nous commandent. Ce sont des auxiliaires de vie.

A cadence régulière, comme pour jouer à se faire peur, on se demande si demain, les machines, décidément trop humaines, seront capables de penser. C’est loin, très loin, trop loin d’une interrogation beaucoup plus viscérale.

Et nous, que pensons-nous des machines ? Qu’est-ce que les robots, quelle que soit leur forme, vont changer chez nous, dans nos tripes, dans notre cerveau ? Nous le percevons à peine, mais ils nous mettent déjà à l’épreuve.

“Entre les robots et nous, les affinités particulières ne font que commencer”, pouvait-on lire la semaine dernière dans un dossier du Monde. Puisqu’ils simulent des attentions à notre égard, nos liens avec eux sont de plus en plus chargés d’affects. Et si les robots bouleversaient notre intimité ?

Glitch, le supplément culture du News Feed - épisode 3 / Banksy

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  • The Monochrome Set : "He's Frank / Slight return" (1979)
  • Parcels : "Tieduprightnow"
  • Barbara Carlotti & Bertrand Burgalat : "Tout ce que tu touches"
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