En 1984, l’écrivain américain William Gibson, l’un des révolutionnaires de la science-fiction contemporaine, décrit ce nouveau monde de cyberespace comme “une hallucination consensuelle vécue quotidiennement en toute légalité par des dizaines de millions d'opérateurs, dans tous les pays”.

Parmi les armes (les moins létales) de la cyberguerre, le détournement d'images, dont Vladimir Poutine est ici victime.
Parmi les armes (les moins létales) de la cyberguerre, le détournement d'images, dont Vladimir Poutine est ici victime. © DR

Aujourd’hui, cette hallucination semble plus réelle que jamais. En toute légalité ? C’est moins sûr. Le cyberespace, c’est l’endroit où les Etats mesurent leur puissance, l’endroit où il s’écoutent et se regardent. C’est ici qu’ils se livrent une guerre secrète, invisible, dont les effets se font pourtant sentir dans le monde réel. Quoi de plus normal, quand la cybernétique est la science du gouvernement des hommes.

Tous les six mois, les médias se font l’écho d’une attaque informatique d’ampleur, capable ici de paralyser des banques ukrainiennes, là de saboter le programme nucléaire iranien. Dans ce monde anxiogène, il est de bon ton de soupçonner son voisin et de s’observer avec méfiance, prêt à frapper ou riposter : la Chine accuse les Etats-Unis, les Etats-Unis accusent la Russie, Vladimir Poutine, lui, se frotte les mains. Et si la cyberguerre était la nouvelle guerre froide ?

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  • The Flirtations : "Nothing but a heartache" (1969)
  • Moodoïd : "Reptile" 
  • The Blaze : "Heaven" 

Glitch, le supplément culture du News Feed - épisode 7 / Teamlab

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