Ce n’est pas nouveau, les services de renseignement fascinent. On se demande ce qui se cache derrière leurs sigles à trois ou quatre lettres et leurs murs épais : DGSI, CIA, DGSE, NSA.

Seau de la CIA
Seau de la CIA © Getty / Roger Ressmeyer/Corbis/VCG

Le secret a cet effet là : il aiguise une curiosité difficile à satisfaire. Alors forcément, il a le cuir épais, le mythe du barbouze omniscient qui voit tout, tout le temps. Qui sont-ils ? Quels sont leurs réseaux ? Et surtout, que savent-ils de nous ? 

Potentiellement, beaucoup de choses. Puisque nous laissons dans notre sillage de longues nappes de données, il n’y aurait qu’à se baisser pour les aspirer. Plus besoin d’écouter aux portes quand on peut rentrer à l’intérieur d’un téléphone portable ou d’un ordinateur. 

Dans un contexte anxiogène de lutte contre le terrorisme, il pourrait être tentant de ratisser large, de collecter en masse, de stocker pour mieux analyser. Dotés de nouveaux gadgets perfectionnés, nos services de renseignement s’octroient-ils le droit de tous nous surveiller pour mieux nous protéger ? 

La question est posée, régulièrement. Et elle est légitime. Après tout, depuis l’Antiquité, les espions sont avant tout des instruments au service du pouvoir. Mais il est bon de rappeler qu’en démocratie, ils ne sont ni des corps sans tête, ni des corps sans but. Ce sont des services publics dont on peut débattre. A défaut de pouvoir le faire avec eux, on peut au moins en discuter entre nous.

Glitch, le supplément culture du News Feed - épisode 3 / Banksy

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