« Poser un bulletin tous les 5 ans dans une boite, ce n’est pas cela être un citoyen engagé et faire de la politique ».

Les jeunes de Toute première fois tendent leur micro aux jeunes libéraux Français de Student for Liberty.

Primo-votant libertarien, ça sonne Muséum d’Histoire naturelle, mais la réalité est bien vivante. Libertarien, déclinaison du terme anglo-saxon désigne une pensée libérale radicale.

Partant du principe qu’en France il y a plusieurs jeunesses, l’émission explore aujourd’hui la conscience libérale sur les campus. Les libertariens aimeraient voir les prérogatives de l’État réduites ou supprimées. Aux individus de se définir eux-mêmes. Notre équipe a donc engagé une conversation avec quatre jeunes de Student for Liberty, pour la plupart primo votants.

Rafael, Maxime, Victor et Christophe sont interrogés par Arthur, étudiant filière environnement, Diana, originaire des quartiers populaires et Salomé études en politique.

Voici en quelques phrases clés, les temps forts de la conversation.

« J’ai enfin le droit de voter et j’ai décidé de ne pas m’en saisir »

« On donne le pouvoir à un homme pendant 5 ans et puis il ne tient pas ses promesses, alors on va manifester place de la République, et tout cela ne pèse rien »

« Il n’y a aucune idée libérale dans cette campagne… Supprimer des postes de fonctionnaires ne signifie pas être libéral. Libéral, c’est une réforme structurelle pour libérer la compétition et rendre plus libre les marchés et les individus »

« On croit que le libéralisme est l’ami des entreprises, c’est faux. Le libéralisme, c’est la compétition et donc le pire ennemi des entrepreneurs ».

« Non, le libéralisme, ce n’est pas la droite et les grands patrons, nous sommes les premiers à nous opposer aux compromissions entre les banques, les grandes entreprises et L’État »

« On pense que c’est à l’État de tout faire aujourd’hui, résultat, on se retrouve dans une société atomisée où les gens se battent les uns contre les autres pour obtenir un avantage de l’État »

« Tout n’est pas parfait dans le fonctionnement de l’État, mais il est garant de l’éducation pour tous et d’un système de soins globalement efficace, vous ne craignez pas qu’une baisse des prérogatives de l’État aggrave les inégalités sociales » demande Salomé

« Le libéralisme, c’est vivre et laisser vivre »

« Vivre et laisser vivre, tu éclates toutes les barrières et chacun fait ce qu’il veut, je ne comprends pas » rétorque Diana. « Pareil pour la légalisation de toutes les drogues, vous voulez générer le chaos et voir des gosses mourir » surenchérit Diana

« Légaliser les drogues parce que leur prohibition porte les germes de l’inégalité sociale. Pourquoi des descentes de police régulières dans le 93 chez des jeunes défavorisés qui fument du cannabis et rien chez les aristos du 16ème qui sniffe de la coke ? »

Arthur soulève la problématique de la crise des migrants. « A rebours des nationalismes que l’on voit en Europe et aux États-Unis, nous sommes favorables à une immigration sans contrôles » Et de se référer à l’exemple canadien. (à écouter dans l’interview)

« Légaliser aussi les ports d’armes, êtes-vous conscients du chaos que cela peut provoquer » s’inquiète Diana »

« Les États-Unis, c’est un mauvais exemple, mais on a le modèle de la Suisse avec un ratio de propriétaire d’armes importants et on n’a pas une criminalité exorbitante par rapport à la France…/… Il faut s’assurer que ce n’est pas seulement ceux qui veulent faire du mal qui soient armés, mais que ceux qui souhaitent se protéger puissent y avoir accès ».

Ces idées libérales traversent les courants de la jeunesse aujourd’hui. Et le pari des jeunes qui les véhiculent est de voir ce débat s’imposer plus largement dans l’espace public et électoral dans les années à venir... Et notre équipe de primo-votants trouvait important d’entendre ce discours et d’échanger avec eux.

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