Alice Zeniter, prix du Livre Inter 2013, regarde une poupée de Bellmer. Monstrueuse, arborant une féminité atteinte de peste bubonique, mais désirable, ou présentée comme telle. On la met dans la salle de bains ? Réécoutez son récit à la radio (3') ou regardez l'autre version, en vidéo.

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L'oeuvre : Les jeux de la poupée - Hans Bellmer- 1938-1949

A la montée des nazis au pouvoir, Hans Bellmer refuse de travailler pour l’état et se consacre à l’art. Les jeux de la poupée font écho à sa première œuvre, la poupée, sculpture qu’il confectionne en 1934. Ici, l’artiste met en scène une poupée plus abstraite. Il renouvelle ainsi l’expression d’un monde étrange et inquiétant où la poupée, objet à la fois morbide et érotique, exerce une fascination contradictoire. Les références à Sartre, au cinéma expressionniste allemand et aux images des martyrs dans l’art de la renaissance résonnent dans ces corps féminins tour à tour désarticulés, démembrés et déformés.

Epreuve gélatino-argentique - Hauteur : 0.124 m. Longueur : 0.094 m - Le Centre Pompidou, Musée national d’art moderne à Paris en a fait l’acquisition en 1996

Crédit photographique :(C) Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe Migeat 

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