L'architecte Rudy Ricciotti, bâtisseur du Mucem à Marseille, commente un détail du Sabbat de Francisco Goya. Peinture découverte à l'âge de 30 ans comme une patrie possible pour lui, il s'est découvert une familiarité avec ces personnages. Un symbole de résistance pour l'architecte du Sud.

Le sabbat - Goya
Le sabbat - Goya © Archives Alinari, Florence, Dist. RMN-Grand Palais / Raffaello Bencini BEN - Raffaello Bencini / Alinari Archives, Florence

Le Sabbat. Le Grand Bouc – scènes de Peintures noires (1820-1823)

Francisco Goya (1746-1828)

Cette œuvre fait partie d’un cycle intitulé "Les peintures noires" que l’auteur exécuta sur les murs de sa résidence de campagne la Quinta del Sordo (la maison du sourd) entre 1820 et 1823 avec pour ambition de ne jamais les montrer. Le septuagénaire épuisé émerge de la maladie, et, son retour à la lumière et à la vie s’accompagne d’un ensemble d’œuvres émergeant des ténèbres. La couleur noire y est un élément décisif tandis que la lumière parait instable et fugitive. Dans ce jeu de contrastes, les historiens de l’art reconnaissent le début de l’art moderne.

Peinture murale à l’huile marouflée sur toile - 140,5 x 435,7 cm - Musée du Prado à Madrid (Espagne)

Crédit photograhique : Archives Alinari, Florence, Dist. RMN-Grand Palais / Raffaello BenciniBEN - Raffaello Bencini / Alinari Archives, Florence

Rudy Ricciotti, architecte du Mucem, expose à la Cité de l'architecture à Paris

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