Parce que la veille du 7 janvier, jour anniversaire des attentats, vient l’envie de célébrer le rock & roll avec une chanson pour vider la peur, les Stones sont dans 'Tubes & Co'.

C’est une bande de mauvais garçons, mais qui connaît la politesse, puisque le refrain de ce tube commence par cette formule, fredonnée par toutes les lèvres à un moment ou à un autre :

Ravi de vous rencontrer.

Londres, Olympic Studios, juin 1968. Mick Jagger est en chaussettes et Keith Richards est assis sur la moquette. Mick a écrit les paroles et composé la musique de "Sympathy For The Devil" et Keith se demande :

Mais c’est quoi ce truc en fait ? Une putain de chanson folk ou une samba ?

Au début, c’est une chanson folk. C’est grâce à Jean-Luc Godard qu’on le sait. Parce que Godard filme les Stones au travail et le morceau en train de se faire dans son film One + One. Mais c’est finalement les congas, joués par Rocky Dijon et les maracas, secouées par Bill Wyman, qui vont donner la couleur du morceau. Et, en effet, c’est ainsi qu’avec "Sympathy For The Devil", les Stones marient le rock et la samba.

Un tube qui commence comme une messe noire. Mick Jagger y incarne le diable. Dans le texte, Lucifer se présente en homme de goût et fortuné. Un vrai gentleman. Au début, Jagger chante comme on ferait une révérence.

Si on effeuille le morceau en retirant voix et rythme, on découvre que c’est aussi la basse, tenue par Keith Richards, qui garantit l’efficacité. Avec les accords d’un pianobastringue, frappé par Nicky Hopkins.

La suite à écouter...

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