Les années 1960, une paire de bottes et une fille. Nancy Sinatra est à l'honneur du 'Tubes And Co' de ce vendredi matin : "These Boots Are Made For Walkin'".

Je n’ai jamais fait ça !

C'est ce qu'avait déclaré Chuck Berghoffer, contrebassiste. Mais Chuck va faire ce qu’on lui dit. Commencer un morceau par une remontée le long du manche comme un ricanement qui s’éteint et les épaules qu’on secoue.

Los Angeles, novembre 1965. La crème des musiciens californiens est là. On les appelle même The Wrecking Crew, « l'équipe qui déchire », et la basse électrique de l’immense Carol Kaye rythme le pas de Nancy.

Elle a alors 25 ans. Son registre était de chanter des trucs de lolita jusqu’à ce qu’elle rencontre un auteur-compositeur de génie du nom de Lee Hazlewood. Il lui dit :

T’as été mariée et divorcée chérie, alors arrête de chanter comme une vierge, puisque tu ne l’es plus.

Nancy travaille ses graves et la langueur de son chant avec un professeur. C’est ainsi qu’elle trouve sa voix pour balancer ce refrain de femme dominatrice :

Ces bottes sont faites pour marcher. Et c’est ce qu’elles vont faire. Un de ces jours, elles vont te piétiner.

Elle ne fait pas de quartier, Nancy. Quand elle dit « you », c’est comme si elle envoyait d’une simple pichenette le gars faire des rouler bouler jusqu’en bas des escaliers. On ne s’en lasse pas.

la suite à écouter...

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