Tube de l'été 1984 en France, le premier single de Madonna, "Holiday", extrait de son premier album intitulé 'Madonna', propulse la chanteuse au rang de star. Et ça fait 34 ans.

NEW YORK - septembre 1984. Madonna en concert pour les MTV Video Music Awards au Radio City Music Hall de New York.
NEW YORK - septembre 1984. Madonna en concert pour les MTV Video Music Awards au Radio City Music Hall de New York. © Getty / Frank Micelotta

C’est un morceau qui est né dans les clubs de New York en 1983. Parce que, pour la musique, c’est là que ça se passait. Les DJ des grands clubs avaient le pouvoir : s’ils diffusaient votre morceau, alors la gloire était envisageable. Madonna y est toutes les nuits pour proposer les cassettes de ses premiers enregistrements.

Pour produire son premier album et commettre "Holiday", ce premier tube, elle fait justement appel aux DJ du Danceteria et du Fun House. Deux experts en machines à danser. Le DJ du Fun House s’appelle John Benitez ; sous le coude, John a "Holiday". Il le soumet à la demoiselle, qui accepte.

On est en 1983 et, quatre ans plus tôt, dans un stade de Chicago, un animateur radio organise un autodafé d’albums de musique disco. Un brasier de disques comme réaction d’une Amérique blanche contre cette musique incarnée par les Noirs, les Gays et les Latinos. Mais, dans les clubs de New York, la musique disco résiste et "Holiday" en est le reflet.

Musicalement, le morceau est efficace, mais il ne donne pas grand-chose de nouveau sous le soleil à écouter. En revanche, dans le monde de la pop, "Holiday" représente l’arrivée d’un nouveau look et d’une nouvelle silhouette. Parce que, jusque-là, la pop féminine new-yorkaise était incarnée par le glamour de Debbie Harry du groupe Blondie : sa bouche vermillon, ses mules et ses robes à bretelles. Madonna, elle, déboule de la banlieue de Détroit et elle est bien décidée à conquérir New York, pour commencer, puis le monde entier, en se façonnant un personnage échevelé de bad girl. Pour son look, elle emprunte des accessoires au punk. Mitaines, soutien-gorge mauve visible sous un haut en dentelles. Tandis que sa chorégraphie absorbe des mouvements du hip-hop.

Au fond, dès le début, Madonna rend accessible au grand public un univers souterrain. Celui du New York du début des années 1980.

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