Parce que le printemps approche, 'Tubes & Co' voyage sur la plage. Y marchent des filles que Patrick Coutin aime regarder. Et ce tube, Rebecca Manzoni aime l'écouter.

Pochette du titre "J'aime... regarder les filles" de Patrick Coutin
Pochette du titre "J'aime... regarder les filles" de Patrick Coutin

"J’aime regarder les filles" est un chef-d’œuvre sous-estimé du rockfrançais de l’année 1981. Chef-d’œuvre, oui, notamment pour son début qui, avec un minimum de moyens, provoque pourtant illico un déhanché.

Patrick Coutin attaque avec deux mots seulement :

J'aime...

Le gars est un timide. Il hésite à finir sa phrase. Sa voix tremble, déformée par un écho. Il est fébrile, mais la guitare-basse, c’est l’assurance, la testostérone. Elle continue de tracer tout droit, alors il se lance.

J'aime regarder les filles qui marchent sur la plage.

Dans la section biographie du site de Patrick Coutin, on lit : "1969 : acquisition d’une première guitare pour impressionner la voisine". Il a 17 ans à l’époque. Cet homme a donc grandi avec du rock dans l’oreille. Résultat : tous les sons synthétiques qui envahissent les ondes en 1981, il s’en bat littéralement le coquillard.

En pleine explosion de la musiquenew wave et des débuts du rap, "J’aime regarder les filles" nous ramène dans le rock des années 1960. Les chœurs du morceau sont chantés par des hommes, mais ils font penser aux voix des girls’ groups comme les Ronettes ou les Supremes qui susurraient des "Baby, Baby".

Dans une interview accordée au journal Le Parisien, Patrick Coutin raconte la genèse de la chanson.

On était des branleurs, on avait 25 ans. On enregistrait au studio d’Hérouville, dans le Val d’Oise. C’était en juillet-août et on avait une envie terrible de rejoindre les copains et les copines qui étaient partis sur les plages du Sud.

Mitterrand vient d’être élu. A la une du Monde, Plantu dessine un Parisien qui ouvre la fenêtre de chez lui et qui s’écrie : « Le Président est socialiste et la Tour Eiffel est toujours là ! Incroyable ! » Une France est inquiète. L’autre est euphorique. Mais les deux ont envie de vivre. Alors Patrick a crié. Et la France y fut sensible.

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