Pour rendre hommage à Brassens, Rebecca Manzoni a choisi de décortiquer "La Mauvaise Réputation", la chanson qui fit de Georges une vedette malgré lui.

Georges Brassens en coulisses de la célèbre salle de music-hall Bobino, en 1950 à Paris, France.
Georges Brassens en coulisses de la célèbre salle de music-hall Bobino, en 1950 à Paris, France. © Getty / QUINIO/STILLS/GAMMA/Gamma-Rapho

Avoir Brassens dans l’oreille, c’est l’imaginer s’approcher du micro avec sa guitare au bout du bras, comme s’il tenait une massue. "La Mauvaise Réputation" sort en 1952. Cette année-là, Luis Mariano chante "L’amour est un bouquet de violettes" et Line Renaud fredonne "Ma p’tite folie". Alors rien que ce titre, "La Mauvaise Réputation", c’était différent, c’est sûr.

Dès le début, Brassens apporte de nouveaux thèmes dans la chanson. "La Mauvaise Réputation" est son premier succès autant que son premier scandale : le comité d’écoute de la Radiodiffusion Française interdit le morceau d’antenne.

On était dans la France de Vincent Auriol en 1952 et un texte comme celui-là, c’était une révolution. Cette révolution reste intacte 65 ans plus tard, par cette façon de dire la liberté. Celle de ne pas être du côté des braves gens. Brassens chantait cette liberté distinctement mais sans affectation, ni poings levés.

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